Onet opte pour la vidéosurveillance

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Trente à quarante caméras seront positionnées sur des «espaces publics».  L’investissement global est estimé à 324 000€ TTC pour 2016. 

À l’instar de Rodez, la commune d’Onet-le-Château va installer un système de vidéosurveillance sur son territoire, renforçant ainsi sa politique en matière de sécurité publique. Déjà, depuis mars 2014, quatre postes d’agents de police municipale ont été créés.

Trente à quarante caméras seront donc positionnées sur des «espaces publics». Sur le plan financier, l’investissement global pour l’exercice 2016, est estimé à 324 000€ TTC.

L’État pourrait apporter un soutien financier à hauteur de 135 000€Une mesure qui a suscité bien des remarques et des interrogations dans le camp de l’opposition, qui a, en séance publique du conseil municipal, voté contre.

«Effet plumeau»

Au sentiment d’insécurité, dont il reconnaît volontiers l’augmentation, Jean-Luc Paulat oppose les chiffres de la délinquance du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) de Rodez Agglo, «entre 2006 et 2013 la délinquance a baissé de 8,6%» et craint un «effet plumeau» (déplacement du problème). Il dénonce «la stigmatisation» du quartier des Quatre-Saisons, sur lequel la mesure serait portée prioritairement dans le cadre du Contrat Ville : «Non les populations en difficulté ne sont pas fatalement des délinquants et il n’est pas prioritaire de les surveiller.»

«L’augmentation des moyens liés à la sécurité ne résoudra rien»

Pour sa part, Maryline Crouzet avance des études statistiques britanniques notant l’absence de l’impact sur la délinquance: «Où seront positionnées les caméras? Quelle sera l’efficacité du système? Quel va être le coût de l’opération, sachant que l’entretien du matériel devrait tourner autour de 18 000€ /an, sans compter le personnel qui y sera affecté ? La prise d’image est une grave atteinte à la liberté individuelle».

Tous deux réclament une politique culturelle plus forte : «l’augmentation des moyens liés à la sécurité ne résoudra rien, il faut l’accompagner par une politique culturelle diversifiée en l’absence d’une situation de plein-emploi.» Pour le maire qui veut dédramatiser, «c’est un moyen supplémentaire pour la sécurité; les lieux seront définis avec la préfecture, selon la réglementation en place. Nous sommes dans une démarche de prévention, soutenue par le gouvernement et que les experts en la matière recommandent»

Centre Presse Aveyron
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