Élection présidentielle : Mélenchon a conquis le centre-ville de Millau

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Publié le , mis à jour

Impossible de leur enlever le sourire du visage lundi matin. Les époux Pérez avouent ne jamais avoir vu ça. Pas même en 1977 lorsque lors des législatives, André avait fait plus de 2000 voix dans la cité du gant. Dimanche, Jean-Luc Mélenchon a réalisé à Millau un score historique. Avec 3 065 bulletins à son nom glissé dans les urnes, il a remporté 23,99 % des suffrages exprimés et s’est classé en deuxième position, à 48 voix seulement d’Emmanuel Macron. Un score historique pour la gauche de la gauche, dont Martine Pérez se félicite. « Ce qui a payé, c’est notre travail de terrain, assure la secrétaire départementale du PCF/Front de gauche. Notamment dans le centre-ville. On a aussi été présents dans les entreprises, notamment sur la zone de Saint-Germain. »

Avec une prime pour les bureaux de vote du centre-ville et notamment le canton de Millau-2, où le candidat de La France Insoumise s’en sort particulièrement bien. Il rafle tous les bureaux de vote, à l’exception d’Eugène-Selles, remporté par François Fillon. « On sent qu’il y a un enracinement qui est en train de se créer dans le centre-ville, reprend Martine Pérez. C’est là que vivent les familles les plus défavorisées. Il y a aussi beaucoup de jeunes couples. » « C’est aussi un endroit où ça commençait à voter de plus en plus FN, enchaîne son mari. Et on a décidé d’y aller. On est sur le marché tous les vendredis, qu’il y ait élection ou pas. Ça commence à porter ses fruits. On discute avec les gens, on tracte. On fait du porte-à-porte. »

Georges Gaubert, militant communiste de longue date et l’un des hommes de terrain les plus actifs. Il avait senti venir cette vague millavoise. « Il y a une dizaine de jours, quand on a collé les dernières affiches, beaucoup de gens me disaient : “bravo, bon courage”. C’était incroyable. En quarante ans de militantisme, je n’ai jamais vu ça. » Pour lui, son candidat a profité d’une campagne particulièrement longue. « On a commencé à mettre des affiches en janvier, reprend-il. Personne d’autre ne le faisait. Pendant presque deux mois, il n’y avait que les affiches de Mélenchon. Ça a fait beaucoup de visibilité. »

Les militants du Front de gauche réfléchissent maintenant à la suite. S’ils appellent sans discussion aucune à voter pour Emmanuel Macron et à faire barrage au FN dans quinze jours, ils ont aussi en tête les législatives du mois de juin. Avec la volonté de capitaliser sur le score de dimanche.

Pour beaucoup d’observateurs, les planètes sont alignées pour que la droite traditionnelle soit pour la première fois en danger sur la circonscription, celle du Sud-Aveyron. Le candidat d’En Marche !, quand il sera choisi, pourrait tirer son épingle du jeu. Mais la gauche de la gauche compte bien avoir son mot à dire. Pour cela, il faudra que Catherine Laur (La France Insoumise) et Sophie Tarroux (PCF/Front de gauche), se parlent. Et tombent d’accord sur une candidature unique. Ce qui est, pour le moment, loin d’être gagné.

Midi Libre / RICHAUD Guilhem
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