Un Espagnol de 52 ans interpellé sur l’A75 avec 407 kg de cannabis

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    Un Espagnol de 52 ans interpellé sur l’A75 avec 407 kg de cannabis
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« Mon client commence sa carrière de délinquant à 52 ans », expliquait l’avocat de cet Espagnol interpellé mercredi sur l’A75 avec 407 kg de résine de cannabis dissimulés dans son camion. Pour le procureur de la République Yves Delpérié, l’homme « n’est pas l’agneau vierge qu’il prétend. C’est quelqu’un qui a pris un très gros risque, en connaissance de cause ».

Tout a commencé il y a quelques mois pour le quinquagénaire, perclus de dettes (à hauteur de plus de 320 000 € selon ses dires) et qui ne travaille plus depuis plusieurs années suite à une paralysie faciale.

Dans un bar espagnol, il s’ouvre de ses problèmes financiers à un homme qui lui proposera rapidement de convoyer de la drogue jusqu’en France pour une somme « comprise entre 4 000 et 5 000  », a-t-il expliqué vendredi. Il refuse la proposition mais finit par changer d’avis quelque temps après.

Son escapade a donc pris fin mercredi sur l’A75 lorsque les douaniers ont découvert les 407 kg, conditionnés en plaquettes de 100 grammes. Une drogue de « grande qualité », de variété Amnesia, « star chez les consommateurs de cannabis », comme l’expliquera le représentant de l’administration douanière, dont les équipes ont réalisé l’interpellation.

Dans son réquisitoire, le procureur Delpérié demandera cinq ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt et suivra le représentant des douanes et demandant lui aussi 800 000 € d’amende, soit la valeur d’achat de cette drogue qui aurait pu générer, vendue dans la rue, plus de 2,4 millions d’euros.

Placide, le natif de Sagunto était hier assisté d’un interprète pour sa comparution immédiate devant le tribunal de grande instance de Rodez, sous la présidence d’Esther Paillette. Il a affirmé « être désolé ». « Je me sentais acculé, je n’aurais pas dû. Ce qui est fait est fait ». À l’issue de rapides délibérations, le tribunal le condamnera à quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt, à la confiscation du camion ainsi qu’à une amende douanière de 800 000 €.

Centre Presse / Xavier Buisson
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