Cinq hommes condamnés pour des « parachutages » à la maison d’arrêt de Druelle

  • Denis Goumont, président du tribunal de grande instance de Rodez. Archives CP
    Denis Goumont, président du tribunal de grande instance de Rodez. Archives CP
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Centre Presse

Le directeur de la maison d’arrêt de Druelle l’affirmait dans nos colonnes : « Des téléphones portables, si on voulait, on pourrait en trouver tous les jours ! ». Mercredi à la barre du tribunal de Rodez, cinq jeunes hommes comparaissaient pour avoir tenté, à sept reprises et sans succès, de projeter des colis contenant des téléphones portables. Après avoir sectionné le grillage d’enceinte ainsi qu’un grillage appartenant à un agriculteur voisin.

Les faits ont été perpétrés entre le 1er janvier et le 25 septembre 2017. Tous ont été commis de la même manière : des colis contenant parfois plusieurs téléphones portables, consolidés à l’aide de polystyrène, sont projetés dans un « sac filet » par-dessus le mur d’enceinte.

Des essais avaient auparavant été réalisés avec des pierres et, à chaque fois, les prévenus ont dû se rapprocher au plus près de la zone de « largage » en sectionnant le grillage à l’aide d’un coupe boulon, retrouvé par ailleurs chez l’un des prévenus.

Du côté des prévenus et au vu des auditions, les responsabilités étaient pour le moins diverses, du « meneur présumé » au « simple » complice qui décide de rester dans le véhicule. Il leur était reproché une « pénétration non autorisée dans un établissement pénitentiaire » mais aussi des « dégradations ou détérioration de biens », à savoir clôtures et grillages.

Ces faits de parachutage représentent, selon le procureur Cousin, un « trouble exceptionnel » qui a donc nécessité une « procédure exceptionnelle », en l’occurrence une comparution immédiate. Peu du goût des avocats qui auraient aimé bénéficier de davantage de temps pour travailler sur le dossier sans pour autant voir leurs clients incarcérés.

À l’issue de quatre heures d’audience, le verdict est tombé. Le plus jeune d’entre eux, âgé de 20 ans, et poursuivi pour deux « expéditions », écope de deux mois de prison et 300 € d’amende. Son complice de 21 ans, jamais repéré autour de la maison d’arrêt de Druelle mais dont les empreintes ont été retrouvées sur le ruban adhésif de l’un des colis, a été condamné à trois mois de prison.

Pour le troisième d’entre eux, âgé lui aussi de 21 ans et poursuivi pour six de ces parachutages, 5 mois de prison et 300 € d’amende. Les deux derniers écopent respectivement de 6 mois avec sursis et 300 € d’amende (sept parachutages reprochés) et huit mois de prison avec mandat de dépôt ainsi que 300 € d’amende.

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