Viaduc de Millau : deux ans et demi de prison pour le transporteur de cocaïne

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Deux affaires étaient jugées, ce vendredi à Rodez, dans le cadre d’une comparution immédiate

Deux ans et demi de prison : c’est la peine infligée hier par le tribunal de Rodez à celui qui, mercredi, a été interpellé par les douaniers au viaduc de Millau avec 211 grammes de cocaïne dissimulés dans sa voiture. Ce quadragénaire a été présenté, hier, dans le cadre d’une comparution immédiate.

Des problèmes d’argent qui l’ont amené à transporter cette marchandise pour mille euros à sa volonté de ne pas dénoncer celui ou ceux pour lesquels il a effectué cela par crainte de représailles sur son épouse ou ses enfants, en passant par le fait que c’est la première fois qu’il effectue cela : c’est un refrain souvent entendu par les juges de Rodez qui a été entendu hier.

Mais cela aurait pu être pire pour ce ressortissant marocain qui possède également la nationalité espagnole. Le procureur Coulomb avait requis, lui, 5 ans de prison. « Le viaduc de Millau est une véritable souricière et figure parmi les principaux sites de saisines. Il faut donc être ferme, dissuasif. Au fil du temps, les peines sont allées d’un an de prison à quatre ou cinq ans. Et, à mon sens, moins de quatre ans de prison, c’est un appel d’air. La sanction qui sera infligée au prévenu doit être connue et commentée » assène-t-il.

Les juges couperont la poire en deux, ayant une oreille pour le conseil du prévenu qui plaidait, lui, pour « un peu d’humanité ».
À ces trente mois de prison, s’ajoutent 13 000 euros d’amende douanière, la confiscation des scellés et du véhicule, et une interdiction du territoire pour cinq ans à l’issue de l’exécution de sa peine.

Drogue, violence : 2 ans de prison ferme. Une affaire dans laquelle se mêlait drogue et violence était également examinée par les juges ruthénois, hier après-midi. Elle concerne un ressortissant afghan qui, en juin dernier, lors de sa première audition en comparution avait souhaité un délai pour préparer sa défense. Audition à l’issue de laquelle les juges avaient décidé de son incarcération.

Hier, il a écopé de 3 ans de prison dont deux ferme pour des faits de violence commises sur son épouse et de l’usage de stupéfiants. L’examen du dossier laissait apparaître des violences régulières depuis 2014 et une aggravation de la situation depuis que le prévenu était en arrêt maladie. Sombrant dans la consommation de stupéfiants, il devenait de plus en plus violent. À la barre, son épouse a témoigné. Mais s’est dite prête à le voir « revenir à la maison ». Estimant que ces trois mois de prison et le passage devant les juges lui avaient servi de leçon. Les magistrats ont préféré, eux, qu’il passe un peu plus de temps en détention.

Philippe Routhe
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