Auto - Moto

4L Trophy : Jessica et Jonathan Rey, des souvenirs plein la tête

Abonnés
  • Grâce au 4L Trophy, Jessica et Jonathan Rey ont vécu une expérience qu’ils ne sont pas près d’oublier.    
    Grâce au 4L Trophy, Jessica et Jonathan Rey ont vécu une expérience qu’ils ne sont pas près d’oublier.     DR -
Publié le / Modifié le S'abonner
-- partages

Pour le frère et la sœur, rencontrés en février, peu avant leur départ pour le 4L Trophy, l’heure est maintenant venue, avec un peu de recul, de dresser un bilan de leur aventure.

Une expérience humaine et sportive

Parmi les nombreux souvenirs ayant rempli la tête des Castonétois Jessica et Jonathan Rey, il en est certains qui resteront gravés à tout jamais dans leur mémoire.
« Le 4L Trophy est une expérience qui nous a changés dans le rapport à notre quotidien car nous avons découvert un mode de vie différent, expliquent-ils. Il y a eu des moments d’émotion intense lors des remises de fournitures scolaires et sportives aux enfants des villages. Nous avons senti qu’ils nous remerciaient au travers de leurs regards et de leurs sourires et qu’ils allaient enfin pouvoir profiter de choses dont ils n’auraient probablement jamais bénéficié sans nous. Le 4L Trophy, c’est aussi ça, et ces moments-là sont inoubliables. » Une aventure à la dimension humanitaire et, plus largement, humaine, riche en rencontres.
« Quand nous sommes partis de Rodez, nous avons rapidement sympathisé avec les autres équipages aveyronnais et sommes restés ensemble pratiquement jusqu’au bout, que ce soit dans le désert ou lors des bivouacs », indiquent-ils. Des bivouacs immenses, où étaient accueillis les 1 200 participants, avec véhicules et tentes, et où les concurrents, après avoir soigneusement vérifié la voiture et procédé à son entretien, ont pu aller à la découverte de la gastronomie et de la culture locales.
« C’était impressionnant de voir tout ce monde côte à côte, racontent-ils. Il y a eu des soirées vraiment sympathiques au cours desquelles on nous a servi des plats locaux comme du couscous, du tajine et autres, dont la saveur n’a rien à voir avec ceux que l’on nous sert en France. Nous avons également pu apprécier des chants et danses traditionnels exécutés par des Berbères. »
Le bivouac, l’occasion, aussi, de faire des rencontres : « L’ambiance était vraiment conviviale et familiale. On ne se sent jamais seul et cela permet d’aller vers les autres et de tisser des liens d’amitié ».

Une voiture au top

Sur le plan sportif, tout s’est relativement bien passé pour le duo castonétois.
« Bien sûr, nous avons connu quelques ensablements mais rien de bien méchant, et puis, la solidarité entre “trophistes” n’est pas une légende. Personne ne reste jamais bien longtemps en galère », soulignent-ils.
Avant le départ, Jessica et Jonathan avaient soigneusement préparé l’antique 4L prêtée par Papy. Papy qui leur avait surtout recommandé de la ramener à bon port et en bon état.
« Nous n’avons vraiment connu aucun problème avec la voiture, se félicitent-ils. Les seuls petits incidents que l’on peut signaler se sont résumés à une ampoule de codes grillée alors que nous roulions de nuit et à l’autoradio qui nous a lâchés sur le chemin du retour alors que nous étions à deux heures de Rodez. »
Parmi les moments importants de l’aventure : l’arrivée à Marrakech (Maroc). « Nous nous sommes dit : “ça y est, c’est fini, nous avons réussi notre pari”. » Un « c’est fini » qui a presque sonné comme un regret.
« C’était la fin de dix jours d’aventure, dix jours bien remplis, insistent-ils. Nous étions ravis car tout s’était bien passé mais nous aurions bien continué un peu plus longtemps. à la fin, nous savions qu’après une journée de repos, il allait falloir prendre le chemin du retour et retrouver rapidement le train-train quotidien. »
Ces dix jours auront également permis au frère et à la sœur de se découvrir sous un jour différent : « Avec la fatigue et les petites galères, on s’emballe parfois un peu rapidement. Toutefois, le fait de déjà bien nous connaître en tant que frère et sœur nous a aidés et nos liens se sont renforcés ».

Une aventure qui ne restera pas sans lendemain

L’aventure a été si prenante que Jonathan et Jessica ne comptent pas en rester là. Pour le premier, la suite est une nouvelle participation au 4L Trophy, en 2020, mais sans sa sœur. « Il partira avec son meilleur copain, qui, depuis qu’il nous entend parler de ce que l’on a vécu, ne rêve que d’une chose : participer à cette épreuve », révèle-t-elle, elle qui, marquée par le côté humain et humanitaire de l’épreuve, envisage d’autres voyages, hors des sentiers battus, avec pour but de voir d’autres choses : « J’ai envie de découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux modes vie, d’aller à la rencontre des personnes. À ce jour, je ne sais pas encore où je vais aller mais je vais étudier toutes les possibilités ».

Plein pot

Rallye régional du Val Dadou. Disputé dans le Graulhetois, le treizième rallye régional du Val Dadou a rassemblé de nombreux équipages, dont quelques-uns venus de l’Aveyron, qui ne s’étaient pas déplacés pour faire de la figuration. Pour l’occasion, Jean-Michel Da Cunha avait ressorti son antique Ford Escort Cosworth, conçue il y a maintenant plus de vingt ans. Avec elle, le Bozoulais s’est hissé sur la troisième marche du podium, à moins d’une minute du vainqueur, Jordan Berfa, et de sa Hyundai i20 R5 (un véhicule de dernière génération). Autres Aveyronnais à l’honneur : Alexis Murat, sixième au volant de sa Subaru Impreza STI, et le Ruthénois Laurent Binois, dixième aux commandes de sa Renault Clio R3.

Serge Carrière
Réagir