Environnement

"Passer en bio ? Un besoin comme une nécessité"

  • Ludovic Bouvial utilise des pièges et réalise plus de tontes dans les vergers pour compenser l’arrêt des produits phytosanitaires afin de respecter le cahier des charges.
    Ludovic Bouvial utilise des pièges et réalise plus de tontes dans les vergers pour compenser l’arrêt des produits phytosanitaires afin de respecter le cahier des charges.
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Une centaine de producteurs a fait le choix du bio.

Sur une production biologique depuis une dizaine d’années sur ses 32 hectares de vignes, le domaine du Vieux Noyer s’est également lancé dans la conversion pour ses mirabelliers et abricotiers. "C’est une suite logique pour notre exploitation, souligne Ludovic Bouviala, un des trois associés du domaine. Les anciens y arrivaient avant, alors pourquoi pas nous ?"

Au total, plus d’une centaine de producteurs du Sud-Aveyron – que ce soit dans l’élevage, la production de fruits, de légumes, ou de produits laitiers – sont labellisés biologiques.

D’après l’Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron (Apaba), un agriculteur sur trois qui s’installe en bio.

Au-delà de l’aspect commercial de l’appellation, de plus en plus d’agriculteurs agissent "par conviction profonde". "Consommer bio, c’est bien mais consommer local et bio, c’est mieux", insiste de son côté Philippe Bernat, vice-président de la fédération des grands causses, qui apprécie la conversion des arboriculteurs dans la vallée, entre Peyreleau et Aguessac. " Il y a le problème des produits phytosanitaires sur la santé des agriculteurs et des consommateurs mais aussi une réflexion à mener sur la pollution des eaux à cause des pesticides, de plus en plus nombreux sur des terres à vocation pastorale", développe l’association de défense de l’environnement.

Une conversion difficile

S’il faut patienter trois ans pour réaliser une conversion biologique, les rendements restent la grande incertitude. Sur 13 hectares de mirabelliers pour une production annuelle avoisinant les 60 tonnes, le domaine du Vieux Noyer "accepte de perdre de la récolte". Une baisse de production qui ne devrait pas impacter le porte-monnaie du consommateur. "Passer en bio est un besoin comme une nécessité, avance Philippe Bernat. Passer en bio ne veut pas dire revenir au Moyen-Âge. Tous les insectes utiles sont détruits par les pesticides et leurs utilisations ne sont pas responsables." Une étude de cinq ans est menée par plusieurs arboriculteurs, actuellement à la troisième année. Ceux spécialisés dans la cerise, rencontrent le plus de difficultés, notamment avec la mouche suzukii. "Nous avons abandonné la cerise il y a quelques années car nous n’arrivions pas à la passer en bio", précise Ludovic Bouviala. En attendant de dresser le bilan pour ses arbres fruitiers, version bio, à l’issue de la saison.

JDM
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