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Course à pied : trucs et astuces pour courir à l'heure d'hiver

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  • Pluie, froid ou obscurité ne peuvent être des excuses pour stopper la course à pied !
    Pluie, froid ou obscurité ne peuvent être des excuses pour stopper la course à pied ! Jean-louis Bories / Jean-louis Bories
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Conseils pratiques et retour d’expérience pour poursuivre la course à pied malgré les conditions automnales.

Cela devait bien finir par arriver : le passage à l’heure d’hiver, le déclin lumineux de jours évanescents, les attaques sournoises de l’humidité, les premières morsures du froid matinal… Le climat aveyronnais est réputé rigoureux. Qu’à cela ne tienne ! Il ne serait pas dit que les conditions semi-hivernales qui commencent à poindre depuis quelques jours entameraient la détermination du coureur à pied. Comment donc lutter, de façon pratique, contre les éléments et s’armer mentalement ? Passage en revue, non exhaustif, de "trucs et astuces".

Lutter contre la pluie

En cas de pluie, il convient essentiellement de se munir d’un coupe-vent imperméable mais respirant, placé sur un tee-shirt en polyester fin et léger. Si le froid n’est pas trop vif encore, il s’avère inutile d’ajouter une autre couche afin de ne pas alourdir la tenue. Légèreté des supports et fluidité des mouvements doivent rester les maîtres-mots. Autre élément à prendre en considération : l’humidité sur les vêtements peut rapidement devenir source d’irritation. Aussi, il convient de limiter les zones de frottement par l’utilisation de tenues adaptées : un cuissard ou un collant moulant valent mieux qu’un jogging ou qu’un short flottant, un haut technique près du corps est préférable au bon vieux tee-shirt en coton qui aura tendance à se gorger d’humidité et ainsi à accentuer la sensation de froid.

Il est tout à fait possible de passer une crème antifrottement, à base de vaseline, sur les zones sensibles, aines et aisselles notamment. Penser aussi qu’une casquette peut éviter la sensation désagréable des gouttes de pluie venant agresser la vision. Une fois rentré de sortie, penser à se mettre au sec rapidement.

Affronter le froid

Le système par accumulation de couches successives, depuis longtemps plébiscité dans les régions au climat rigoureux, a également fait ses preuves dans le domaine du running. La logique reste la même que pour la pluie en y ajoutant une couche intermédiaire (manches longues), placée entre le vêtement imperméable et le textile "première peau". Attention car on a souvent tendance à protéger le corps au détriment des extrémités. Or, une grande partie de la chaleur s’échappe par ces zones qu’il faut donc préserver en les couvrant : gants pour les mains, chaussettes épaisses pour les pieds et un couvre-chef pour la tête. Laissez cependant au placard votre bon vieux bonnet de laine (il ne vous en tiendra pas rigueur !) et préférez-lui un équipement permettant d’évacuer la transpiration produite par l’exercice.

(Se) jouer des éléments

Certains ont sûrement eu le plaisir de visiter des contrées arrosées presque continuellement comme l’Irlande (en empruntant peut-être la ligne Rodez-Dublin ouverte une partie de l’année…). Et qu’ont-ils pu constater ? Les gens continuent à y vivre presque normalement ! Ils marchent, déambulent dans les rues et s’adonnent à leur pratique sportive. L’idée est donc, à leur instar, de faire fi des conditions climatiques. Il pleut, et alors ?

Il n’est pas impossible que vous (re) preniez du plaisir à courir sous la pluie, comme un écho de l’enfance. La madeleine de Proust n’est pas loin…

De même, ne renoncez pas à votre sortie running post-boulot. Le jour est déjà tombé, que diable ! Croyez-le sur parole : c’est une sensation assez singulière, voire grisante, que de courir de nuit. Tous les sens y sont en éveil. Cette pratique, longtemps perçue comme décalée y compris chez les joggeurs émérites, s’est d’ailleurs singulièrement démocratisée depuis quelques années. Regardez donc, la nuit venue, les grappes de coureurs arpentant les rues bitumées de l’agglomération ruthénoise sous les éclairages publics. On voit souvent poindre de timides loupiotes qui les accompagnent de près, les fameuses lampes frontales. Elles sont effectivement utiles pour gérer les zones plus sombres en préservant ses appuis et ses articulations d’éventuelles mauvaises rencontres : trottoirs, tapis de feuilles humides particulièrement sournois ou autres obstacles en tous genres ! L’autre intérêt réside dans le fait de se rendre visible des véhicules. Pour d’évidentes raisons de sécurité, la panoplie demande à être complétée par des vêtements fluorescents, voire réfléchissants, à tout le moins visibles. Emboîtez le pas de ces pratiquants nocturnes (noctambules ?) et vous ferez d’une pierre deux coups en égayant le paysage urbain tout en vous faisant du bien. Car, pratiquer la course à pied lorsque les éléments sont contraires, c’est, encore plus qu’en temps normal, lutter contre l’envie de renoncer. Cela fait donc partie de ces petites victoires du quotidien qui font que l’on continue à grandir même en étant adulte.

Romain Fayel
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