Santé

Hôpital de Decazeville : la CGT sépare le bon grain de l’ivraie

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  • Stéphanie Ruiz, Maxime Gaillac, Marc Teulier, Pascal Mazet et Michaële Miami.
    Stéphanie Ruiz, Maxime Gaillac, Marc Teulier, Pascal Mazet et Michaële Miami. DDM / Bernard-Hugues Saint-Paul / DDM
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Le syndicat CGT a souhaité remettre les pendules à l’heure en réaffirmant sa vigilance.

Suite aux prises de position concernant l’hôpital de Decazeville du syndicat Force Ouvrière, puis des conseillers départementaux Hélian Cabrolier et Graziella Piérini, ainsi que de Pascal Mazet (secrétaire départemental CGT sur le vote des parlementaires concernant le budget de la santé ; et enfin de la réponse de la députée Anne Blanc, le syndicat CGT de l’hôpital de Decazeville a souhaité faire un tour d’horizon sur la situation de l’hôpital.

"La CGT a validé le projet médical partagé car c’est la première fois qu’il y en a un depuis très longtemps. Mais nous n’avons pas signé de chèque en blanc. Nous sommes vigilants et la CGT est un garde-fou afin de vérifier son application", indique Maxime Gaillac, secrétaire de la CGT santé hôpital de Decazeville, entouré de Stéphanie Ruiz (secrétaire adjointe), Marc Teulier et Michaële Miami (membres CHSCT et CTE) et de Pascal Mazet.

Et de lister les points positifs du projet médical mis en œuvre dans le cadre du GHT (groupement hospitalier de territoire) : interventions et consultations externes de praticiens ruthénois à Decazeville ; hausse de l’activité du CPP (centre de péri natalité) avec un gynécologue fixe et deux pédiatres ("On aurait préféré que ces moyens soient mis en œuvre quand il y avait la maternité dont la fermeture est une cicatrice douloureuse").

La chirurgie complète est stoppée depuis avril après le départ de deux praticiens mais la chirurgie ambulatoire voit son activité en forte progression. L’activité de la SSR est bonne, le projet médical prévoit également quelques lits en oncologie et radiothérapie. Une étude doit prochainement intervenir afin d’affiner le projet.

La cuisine de l’hôpital de Decazeville s’est vue confier la préparation des repas de l’hôpital de Marcillac depuis le 5 novembre et, à partir du 26 novembre, ceux de l’établissement de Cougousse ; soit 130 repas supplémentaires par service, c’est-à-dire la fabrication de 390 repas au quotidien. Pour ce faire 3 agents de Cougousse ont intégré l’équipe decazevilloise dont l’effectif est désormais porté à 19 agents. "La CGT avait plaidé pour le fléchage de la préparation des repas à Decazeville". Autre point positif : le site internet à jour, et le dossier patient informatisé qui sera mis en œuvre en 2020. La CGT estime toutefois que des points du projet médical sont à améliorer dont la réorganisation de la médecine (19 lits en médecine polyvalente ; 10 lits UGA (unité gériatrique aiguë) et 5 lits de soins palliatifs ; soit 34 lits au lieu de 40 auparavant. "Les lits de soins palliatifs ne sont pas encore opérationnels faute d’une prise en charge médicale par un médecin dédié. Or, une solution existe en interne, certains médecins étant prêts à s’en occuper. On attend la réponse de la direction, mais on espère commencer au 1er janvier 2020".

Demande de rendez-vous à l’ARS

Concernant le service de médecine : "Depuis le départ du Dr Vara le 23 octobre, on fonctionne avec deux temps partiels du CH de Rodez. Ce n’est pas suffisant, il faudrait deux praticiens à temps plein. Deux postes sont ouverts, on souhaite une aide de l’ARS (agence régionale de santé) pour ces recrutements. Nous nous sommes battus pour le maintien du poste d’anesthésiste réanimateur 24 h/ 24/h et 7 j / 7 J dans le cadre du projet de réorganisation des soins continus. Un préavis de grève déposé la semaine dernière a débouché sur des négociations et le maintien de ce poste a minima jusqu’à fin 2020 ; on espère que les travaux auront été réalisés d’ici-là".

La CGT dénonce la baisse des effectifs, notamment en long séjour et SSR, conduisant à des réorganisations et une dégradation des conditions de travail, avec pour conséquence un fort taux d’absentéisme et la hausse des risques psychosociaux. "Il faut recruter une dizaine de postes".

Baisse d’effectif également à la blanchisserie de l’hôpital (passé de 6 à 4 agents) pour laquelle la CGT a fait un droit d’alerte dans le cadre un CHSCT et écrit un courrier à la direction de l’hôpital et à l’ARS. Elle annonce qu’elle "s’opposera à toute externalisation de ce service qu’il faut au contraire développer, pourquoi pas avec des marchés extérieurs dont des Ehpads".

La CGT va demander un rendez-vous à l’ARS pour défendre tous ces points, ainsi que le projet de SMUR blanc, toujours en attente.

JDM
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