Au déjeuner des César, des absents remarqués dont Polanski

  • L'actrice française Anaïs Demoustier à son arrivée pour le déjeuner des nommés aux César, le 9 février 2020 à Paris.
    L'actrice française Anaïs Demoustier à son arrivée pour le déjeuner des nommés aux César, le 9 février 2020 à Paris. Geoffroy van der Hasselt / AFP
Publié le , mis à jour

(AFP) - Les acteurs Roschdy Zem et Chiara Mastroianni ou les cinéastes Arnaud Desplechin et François Ozon ont participé dimanche au déjeuner des nommés aux César, où de nombreuses personnalités étaient absentes, à commencer par le réalisateur controversé Roman Polanski, dont le film "J'accuse" est nommé 12 fois.

Si le cinéaste de 86 ans, sur lequel la polémique est repartie fin janvier après l'annonce des nombreuses nominations de son film, n'était pas venu à cette répétition générale avant la 45e cérémonie des César, qui aura lieu le 28 février à la salle Pleyel, son acteur principal Jean Dujardin, en tournage à l'étranger, était absent aussi.

L'actrice Adèle Haenel, qui a secoué le monde du cinéma en novembre avec ses accusations d'"attouchements" et de "harcèlement" à l'encontre du réalisateur Christophe Ruggia, n'était pas là non plus pour "Portrait de la jeune fille en feu", tout comme la réalisatrice du film Céline Sciamma.

La maîtresse de cérémonie des César Florence Foresti, les équipes des "Misérables" et de "J'ai perdu mon corps" - à Los Angeles pour les Oscars -, ou encore les acteurs Eva Green, Karin Viard, Vincent Cassel, Louis Garrel ou Denis Ménochet, étaient aussi absents à ce déjeuner, où Grégory Gadebois était présent pour "J'accuse", Reda Kateb pour "Hors normes", ou encore Josiane Balasko et Melvil Poupaud pour "Grâce à Dieu".

Le malaise était cependant palpable au sujet du grand absent, Roman Polanski, visé par une nouvelle accusation de viol de la Française Valentine Monnier depuis novembre et dont le thriller historique sur l'affaire Dreyfus est en tête des nominations avec "Les Misérables" de Ladj Ly (12 nominations aussi en comptant celle pour le prix du public).

"On a l'impression qu'il va y avoir un avant et un après cette année-là", a déclaré en arrivant le réalisateur Olivier Nakache, nommé avec Eric Toledano pour "Hors normes", en référence à la fois à la polémique Polanski et celle entourant le fonctionnement de l'Académie des César.

"Les gens ont voté, ils ont admiré ceci, cela, tel aspect technique, tel acteur", a estimé pour sa part Arnaud Desplechin au sujet de "J'accuse". "Ca a touché le public. Qu'est-ce que vous voulez, on va pas mettre quelqu'un en prison parce qu'il a touché le public", a-t-il ajouté. "Pour moi c'est comme ça, je l'accueille", a-t-il encore dit. "Un professeur de cinéma m'a dit un jour: +un ticket de cinéma, c'est comme un bulletin de vote+".

L'actrice Nina Meurisse, nommée dans la catégorie meilleur espoir féminin pour "Camille", a de son côté affirmé qu'elle n'avait pas vu "J'accuse" et n'irait pas le voir, car elle "ne portait pas les valeurs de son réalisateur".

Relaxnews
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