Rodez : restaurateurs et cafetiers renoncent à la Fête

  • La fête de la musique est aussi importante d’un point de vue économique.
    La fête de la musique est aussi importante d’un point de vue économique. Archives CP / JAT / Archives CP
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Devant les nombreuses contraintes et une responsabilité trop grande, les cafés et restaurants n’envisagent pas d’animer leurs terrasses ce dimanche, pour la fête de la musique.

Pour des raisons pratiques liées au respect du protocole sanitaire, les professionnels de la restauration renoncent à célébrer la fête de la musique.

Car si la ville de Rodez a renoncé, pour des raisons évidentes de sécurité, elle n’a pas interdit aux cafetiers et restaurateurs cette organisation mais dans le respect des protocoles sanitaires.

"La Ville a dégagé sa responsabilité en interdisant la fête sur la voie publique. Les cafetiers peuvent toujours la proposer chez eux mais qui va gérer la distanciation sociale sur les terrasses ? À qui incombe la responsabilité, en cas de problèmes ?", interroge Michel Santos, président de l’Umih.

Lundi, une réunion entre l’organisation des professionnels, la mairie et la police a débouché sur le libre arbitre de chacun, mais à ses risques et périls. "Le risque est grand. Après trois verres, les gens commencent à ne rien respecter. Je crains une fermeture administrative", avoue Eddy le patron de l’Eden.

Il s’avère en effet compliqué de faire la fête avec des masques obligatoires, dès qu’un client quitte sa table, et sans service au bar. Certains professionnels dénoncent même l’hypocrisie du message : "vous pouvez faire la fête, mais en respectant le protocole". C’est le cas du patron du restaurant Potos12. "Même les délais sont trop courts pour organiser la fête. Il faut trouver un groupe et mettre sur pied une buvette", détaille le patron. Du coup, ce dernier ouvrira, dimanche à partir de 18 heures "avec la porte ouverte". Le volume musical sera certainement un peu plus fort que d’habitude, mais sans plus.

À l’Eden, on avait réfléchi à faire la fête en petit groupe. La demande d’autorisation était même prête. "J’ai eu peur d’un attroupement chez moi".

Un risque soupesé par Michel Santos. "Si un ou deux professionnels seulement décident d’organiser quand même cette fête, ils prennent le risque d’un attroupement. Du coup, ils ne pourront plus rien contrôler".

D’autres professionnels comme Julien Estival, le patron de KMJ se consolent en se disant, "habituellement le dimanche, je suis fermé, donc pas de regret". Mais la majorité aurait ouvert s’il n’y avait pas eu toutes ces contraintes à faire respecter aux clients. "On l’aurait fait cette fête, bien sûr !", souligne le boss du Central.

La frustration des professionnels est d’autant plus grande que ce dimanche le beau temps sera de mise. De plus, "la fête de la musique fait partie de ces belles journées comme les finales des coupes du monde", rappelle Michel Santos, en faisant allusion au chiffre d’affaires raté pour cette année.

Salima Ouirni
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