Consommer devient un acte militant pour soutenir les agriculteurs

  • La rémunération des éleveurs devient le deuxième critère d'achat après l'impact des ingrédients sur la santé
    La rémunération des éleveurs devient le deuxième critère d'achat après l'impact des ingrédients sur la santé iStock/crédits Jay Yuno
Publié le

(ETX Studio) - Les Français ne veulent plus consommer au détriment de la qualité de vie des agriculteurs. On a longtemps brandi l'acte d'achat comme moyen de faire pression pour préserver la planète. Une étude Harris Interactive pour l'Ania démontre ce mardi 29 septembre que les consommateurs veulent désormais s'engager envers les agriculteurs quand ils font leurs courses. 

Préférer les oeufs bio pour soutenir les filières respectant le bien-être animal, choisir des emballages écoresponsables pour réduire l'empreinte carbone de sa consommation, et privilégier les produits qui assurent une meilleure rémunération aux agriculteurs. Les Français s'engagent désormais en faveur de cette profession dont les conditions de vie et de travail ont longtemps été tues. La rémunération des éleveurs devient même le deuxième critère d'achat après l'impact des ingrédients sur la santé (82% contre 88%). 

Une large majorité (87%) de consommateurs se dit en effet préoccupée par la situation tant personnelle que professionnelle de ceux qui nous donnent à manger. Surtout, ils ont bel et bien conscience que la profession fait des efforts pour investir dans l'agriculture de demain, en modernisant les filières de production (87%). Pour autant, les Français estiment que les agriculteurs ne sont pas soutenus dans la transition écologique de leur production (68%). On oppose souvent le monde rural au monde urbain. Voilà que cette étude réunit ces deux mondes en démontrant que les consommateurs ont conscience que les agriculteurs sont de plus en plus engagés envers eux (86%). 

Les consommateurs aussi ont un rôle à jouer dans le soutien aux paysans. Environ un tiers estime que les marchés et les AMAP offrent la meilleure rémunération, avec plus de 50% du prix de vente revenant à l'agriculteur. Néanmoins, des paroles aux actes, il y a un grand pas à franchir. Les marchés n'arrivent qu'à la troisième place des circuits de distribution les plus fréquentés (54%) tandis que les associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) ne rassemblent que 24% de consommateurs, soit moins que le e-commerce (26%). 

Cette enquête a été réalisée les 16 et 17 septembre auprès d'un échantillon de 1.046 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, interrogées par Harris Interactive pour l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA). 

Relaxnews
Voir les commentaires
Réagir