La douleur : en parler, sans tabou

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    La douleur : en parler, sans tabou
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Alors que se déroule en ce 19 octobre la Journée mondiale de la douleur, l’association France Assos Santé veut libérer la parole autour de la douleur, grâce à un site Internet.

" Existe-t-il un seul type de douleur ? " ;  " À votre avis, le seuil de la douleur est-il le même pour tout le monde ? " ; " Est-ce que la douleur peut avoir des conséquences psychologiques ? "… Voilà quelques-unes des questions posées dans le quiz que l’on peut retrouver sur le site tout juste lancé par la branche normande de l’association France Assos Santé, mais " accessible à tous ". Le site comprend également un espace d’expression en images et un forum d’échange.

La date n’a bien sûr pas été choisie au hasard : en ce troisième lundi du mois d’octobre, l’association, qui fédère 85 associations telles que France Parkinson, Fibromyalgie France ou la Ligue contre le Cancer, veut libérer la parole autour de la douleur. Intitulé " Parlons douleur sans tabou ", le site a notamment vocation à donner quelques clés de compréhension de la douleur, un phénomène complexe et multifactoriel.

Pas tous égaux

Car la douleur est " une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, difficile à quantifier et qualifier ", résume l’Inserm. Qui rappelle que près d’un tiers des adultes français souffrent de douleurs chroniques. Celles-ci se distinguent de la douleur aiguë, " intense mais souvent brève " : la douleur est dite chronique ou pathologique " lorsque la sensation douloureuse excède trois mois et devient récurrente ". C’est le cas de certaines douleurs musculaires, des migraines ou de douleurs associées à des lésions nerveuses.

Mais nous ne sommes pas tous égaux face à la douleur, et les mécanismes en jeu dans la douleur chronique ne sont pas encore tous connus. Elle est habituellement soulagée grâce à des antalgiques dans le cas de douleurs inflammatoires ; des médicaments en revanche inefficaces dans le cas de douleurs neuropathiques, précise l’Inserm. D’où " la nécessité de trouver d’autres pistes thérapeutiques ", comme la cannabis thérapeutique.

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