Marie-Sophie Lacarrau : "Quand je me rends en Aveyron, je me sens chez moi"

  • Marie-Sophie Lacarrau : "Le but n’est pas de renverser la table".
    Marie-Sophie Lacarrau : "Le but n’est pas de renverser la table". Xavier de Fenoyl/DDM
Publié le , mis à jour

Invitée à Toulouse à rencontrer les lecteurs de nos confrères de La Dépêche du Midi, Marie-Sophie Lacarrau a livré ses impressions après un mois de présence au journal de 13 heures de TF1.

Un défi de taille attendait Marie-Sophie Lacarrau : faire aussi bien que le monument du 13 Heures de TF1, Jean-Pierre Pernaut. Et selon les premiers chiffres d’audience, c’est un pari réussi : pour son premier mois à l’antenne, Marie-Sophie Lacarrau a rassemblé 5,8 millions de téléspectateurs chaque midi, soit 43 % de part d’audience, en moyenne. L’Aveyronnaise de 45 ans, originaire de Villefranche-de-Rouergue, devance désormais de 2,7 millions de téléspectateurs le 13 Heures de France 2 qu’elle présentait depuis 2016.

Sincérité, authenticité

"Marie-Sophie Lacarrau est venue nous parler comme elle parle quotidiennement aux 6 millions de Français qui la regardent : les yeux dans les yeux, en toute simplicité, explique Lionel Laparade, rédacteur en chef de La Dépêche du Midi. De son enfance et sa jeunesse dans la région à son arrivée sur la pointe des pieds à Paris, de son premier stage au "Villefranchois", un hebdomadaire du groupe "La Dépêche", à ce fameux lundi 4 janvier 2021, quand elle a pris la relève de "JPP", la journaliste n’a esquivé aucune question… Elle a la sincérité, l’authenticité et la force des territoires dont parle son journal…"

Vie douce et paisible à Morlhon

Un panel de six lecteurs de La Dépêche a ainsi pu la rencontrer deux heures durant. Parmi eux, une Villefranchoise, Anne Charras, couturière créatrice qui lui a ainsi demandé si elle avait gardé des attaches dans la bastide et quels bons souvenirs elle en gardait. "Effectivement je suis née à Villefranche-de-Rouergue, la famille de ma mère y est installée, plus précisément à Morlhon, lui répond Marie-Sophie Lacarrau. Je n’y ai pas vécu, mais j’y ai passé toutes mes vacances. À l’époque, je vivais à Perpignan, et je trouvais que la vie de ma famille, installée là-bas, était plus calme que la mienne, qu’elle était plus douce et paisible. J’ai souvenir de la cuisine, chacun de mes oncles et tantes cultivant un potager. Je retourne encore de temps en temps en Aveyron, toute ma famille y est restée. Quand je me rends là-bas je me sens chez moi, tout simplement".

L’accent du sud et les moqueries

"En tant que provinciale, comment avez-vous vécu le fait de venir travailler à Paris ?", poursuit Anne Charras. "J’y suis allée pour le travail, pour continuer de vivre de ma passion, donc la question de travailler à Paris ne s’est même pas posée, explique Marie-Sophie Lacarrau. Elle s’est en revanche posée lorsqu’il a été question d’y vivre. Je ne me sens pas Parisienne, j’y suis pour mon travail, mais je reviens dans la région dès que je peux. Le vert me manque, l’horizon me manque…Concernant l’aspect "provinciale à Paris", on m’a souvent fait remarquer mon accent. Parfois c’est gentil et mignon, et parfois on sent les moqueries. J’ai toujours décidé que je ne voulais pas que cela m’atteigne. Cet accent je le gomme quand je suis à l’antenne… Je ne me suis jamais dit que je devais faire attention à mon accent. Malgré tout, je reçois encore aujourd’hui des courriers me disant que je ne parle pas français. Si je l’ai d’abord pris pour moi, j’ai surtout pensé à ces millions de Français qui ont un accent et que l’on ne comprend soi-disant pas".

 

"Les choses se font facilement"

Comment faire pour reprendre une machine comme le JT de 13 heures de TF1 ? Marie-Sophie Lacarrau, à ce sujet, est très claire : "Nous avons longuement abordé la question avec Jean-Pierre Pernaut, à qui j’ai fait comprendre que je devrai faire rentrer mes escarpins dans ses charentaises (rires). La force de ce journal, c’est sa ligne éditoriale très marquée. Lorsque j’ai accepté de prendre la relève de JPP, il a tout de suite été clair que je ne dénaturerais rien. Je m’inscris dans la continuité, et les choses se font facilement : les équipes n’ont pas changé et les correspondants sont les mêmes. Nous construisons ce journal de la même manière que celle de Jean-Pierre Pernaut. Je ne triche pas, car cette ligne me correspond : j’ai cet attachement profond aux régions et au terroir depuis toujours. Finalement, c’est assez facile car je ne me force pas, le 13 Heures correspond à ce que j’ai envie de faire. Jean-Pierre a pensé ce journal tel qu’il est aujourd’hui, et nous continuons son travail en y apportant des petites touches, sans dynamiter sa structure."

 

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Les commentaires (1)
Le Confluent Il y a 1 mois Le 03/03/2021 à 17:08

Bravo pour l'article et bravo à Marie Sophie Lacarrau pour ce qu'elle représente sur une chaîne d'importance nationale, et surtout pour ce qu'elle "est". Merci.
En vue d'une manifestation importante concernant le pont de Truyère à Entraygues, du XIII° siècle, récemment restauré "à l'identique", nous aimerions le concours de Marie-Sophie pour en faire profiter tout le public des téléspectateurs. Centre Presse pourrait-il lui transférer notre message ou nous mettre en contact avec elle ?
D'avance merci !
Edouard Guévart, membre du groupe communal de communication autour du pont de Truyère à la mairie d'Entraygues sur Truyère