Quilles de huit à Saint-Félix-de-Lunel : les Layrac père et fils ont des envies de doublés

  • Didier et Clément Layrac se verraient bien remporter le dixième titre national de Lunel, dimanche, au Trauc. Didier et Clément Layrac se verraient bien remporter le dixième titre national de Lunel, dimanche, au Trauc.
    Didier et Clément Layrac se verraient bien remporter le dixième titre national de Lunel, dimanche, au Trauc. Jean-Louis Bories
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Deux semaines après le titre départemental, les tenants de la couronne nationale Didier et Clément Layrac aimeraient bien devenir une nouvelle fois champions de France avec leur quadrette de Lunel, ce dimanche.

Ils ont beau avoir été sacrés champions de l’Aveyron il y a tout juste deux semaines, ils en veulent toujours plus. Les Layrac, père et fils, se projettent avec ambition vers le championnat de France par équipe, qu’ils vont disputer avec leur quadrette de Lunel, dimanche au Trauc.

"Le France en équipe, c’est la plus belle journée des quilles", lance d’emblée Didier, le père. Rejoint par son fils : "J’en ai gagné quatre dont un triplé les trois premiers (2012, 2013, 2014). Je me rappelle surtout du premier en 2012, durant lequel nous avions terminé dans le quillodrome à cause du mauvais temps. Il y avait une ambiance indescriptible." "J’en ai encore les poils qui se hérissent, on se serait cru sur un court de tennis avec le public. Le Trauc était bondé", sourit le paternel, vainqueur des neuf titres suprême du club aux couleurs noir et or.

"Le niveau est très relevé cette année"

À côté de ce géant de la discipline, son fils Clément, 32 ans, agriculteur dans le civil, n’a pas tardé à se faire un prénom. Lui aussi figure au milieu des cadors des quilles, notamment depuis qu’il a remporté le titre national individuel en 2017, à Rignac. Celui qui a baigné depuis son plus jeune âge au milieu de la poussière et des prouesses du père et ses acolytes Louis Farrenq et Norbert Vidal ne pouvait que suivre les traces de ses prestigieux prédécesseurs. Aujourd’hui, l’élève se rapproche du maître à vitesse grand V. Ensemble, ils vendront chèrement leur peau avec l’objectif d’aller décrocher un doublé Aveyron – France jamais réalisé par les Lunellois et ainsi de glaner une dixième victoire dans l’épreuve reine pour leur club.

"Plus que les autres années, je n’arrive pas à dégager une équipe qui ne peut pas prétendre à la victoire. Le niveau est très relevé et le timing est serré cette saison, avance Clément Layrac. Il n’y a pas eu de relâchement. Après tout dépend à combien va s’élever la gagne."

"Je ne sais pas pourquoi nous n’avons jamais réussi ce doublé, poursuit son père. Peut-être le fait qu’avant, il y avait un peu plus d’un mois d’écart entre les finales respectives contrairement à cette saison où seulement quinze jours séparent les deux événements. Il y avait un certain relâchement entre les deux compétitions. Là, c’est un vrai objectif de signer le doublé."

L’entente est au beau fixe dans la famille, à laquelle il faut rajouter Valentin, le petit frère, lui aussi doué avec une boule et une quille à la main (il évolue en Honneur). Le fait de relever les défis dans la même quadrette resserre les liens. "Notre relation au sein de l’équipe se passe très bien. Quand l’un est moins en forme, on s’arrache encore plus pour l’autre, pour l’aider", affirment-ils en chœur. "Ce serait mentir de dire que ça ne rapproche pas. Automatiquement, nous vivons des moments à part surtout lorsque les résultats sont bons", ajoute le père.

Les quilles en équipe, c’est à quatre et l’expression n’est pas galvaudée dans la bourgade proche de la cascade et l’auberge de Polissal, lieu de cérémonie des grandes victoires passées. "L’équipe, ce n’est pas que nous deux, loin de là, prévient l’expérimenté capitaine. Franck (Foulquier, NDLR) arrive à maturité, il canalise sa puissance et l’utilise à bon escient. Il s’est vraiment bonifié. Quant à Fabien (Magnaval), il nous a rejoints il y a peu (en 2018) et son intégration a été express. Il remplaçait Louis Farrenq tout de même. Il s’en sort à merveille et nous apporte la rage de vaincre. Ce sont deux superbes joueurs."

Pique-nique sous les sapins

Quoi qu’il en soit, les Layrac et leurs coéquipiers n’ont pas changé leurs bonnes habitudes à l’approche de l’échéance nationale, en programmant un entraînement dans la semaine en équipe et un supplémentaire en individuel en option. "Quand l’un de nous se sent un peu moins bien", précise Didier, rétorqué joyeusement par le fiston : "C’est pour toi ça !" Incontournable aussi, le traditionnel pique-nique de midi à l’ombre sous les sapins du Trauc, le jour de la compétition. "Mais ne le dites pas, on va se faire piquer la place !", lancent les deux joueurs, prêts à aller décrocher une dixième étoile.

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