Decazeville : des travaux de "relevage" pour l’orgue de l'église Notre-Dame

  • L’orgue de Decazeville, avec ses 600 tuyaux à nettoyer et à vérifier.
    L’orgue de Decazeville, avec ses 600 tuyaux à nettoyer et à vérifier. L.R.
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Un facteur d’orgues local qui a été choisi pour mener à bien cette opération.

Lors du conseil municipal de Decazeville du mercredi 22 septembre, on apprenait que l’orgue Cavaillé-Coll de l’église Notre-Dame est préposé à une révision en profondeur appelée "relevage". L’assemblée a adopté à l’unanimité le principe de ces travaux pour un montant de 11 580 €.

Concernant le financement de l’opération, les élus ont donné le feu vert au maire pour solliciter une subvention de 5 790 € auprès de la Drac Occitanie. Précisons que le relevage est un niveau intermédiaire de révision d’un orgue par un facteur d’instrument, un quatrième degré d’intervention sur une échelle de 8 possibles, comme suit (en ordre croissant) : accord des anches, entretien à la demande, accord général, relevage, restauration, transformation, reconstruction, orgue à neuf.

Cette intervention consiste en un nettoyage général de toutes les composantes de l’instrument, mais aussi le remplacement des pièces usées. Cependant, elle n’a pas vocation à modifier l’orgue, dans sa structure, dans son aspect et dans sa sonorité. Ce chantier de rénovation regroupe différentes phases : dépose de toute la tuyauterie de l’instrument ; dépoussiérage (soufflage) des tuyaux ; révision des sommiers (bouchage des fuites) ; révision de la mécanique (réglages) ; correction des éventuels dysfonctionnements ; remise en place des tuyaux ; remise en harmonie des tuyaux (sans modification de celle-ci) et enfin accord général de l’instrument.

"L’orgue Aristide Cavaillé-Coll de Decazeville, installé en tribune depuis 1874, est un modèle n° 18 dans le catalogue du facteur parisien. Sa tuyauterie regroupant 12 jeux (sonorités) – qu’il est possible de coupler les uns avec les autres – est habilement installée dans un buffet en chêne massif, beaucoup plus grand, relevant d’un modèle n° 22 du même catalogue et pouvant accueillir jusqu’à 24 jeux. Son prix : 18 000 francs de 1874, soit environ 55 000 € de 2021 exprimés en euros constants", rapporte le musicologue Loïc Randeynes.

Le conditionnement, le transport de l’instrument et le montage sur site étaient bien sûr facturés en supplément à la charge de l’acquéreur.

Acheminé par train au départ de Paris-Austerlitz, puis convoyé par camions depuis la gare de marchandises de Fontvergnes, l’instrument est assemblé à partir du 11 octobre 1874 en l’église Notre-Dame. Il sera inauguré deux mois plus tard, lors d’une grand-messe le 11 décembre. Sa partie instrumentale, c’est-à-dire la tuyauterie est classée par la suite au titre des monuments historiques, le 4 mars 1994, alors que son buffet, de belle conception mais sans spécificité, ne bénéficie pas des mêmes dispositions.

GDM
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