Cinéma: Laure Calamy en prostituée et mère battante

  • "Une femme du monde" avec Laure Calamy sort mercredi en salles.
    "Une femme du monde" avec Laure Calamy sort mercredi en salles. Courtesy of Tandem Films
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(AFP) - L'actrice Laure Calamy élargit la palette de son talent mercredi en salles dans le rôle principal de "Une femme du monde", où elle incarne une prostituée "mère courage", débordante d'énergie.

"C'est une mère courage qui est prostituée. Même si elle s'en prend plein la gueule, elle a du panache. Je trouve ça très beau", résume la comédienne, César de la meilleure actrice pour "Antoinette dans les Cévennes", interrogée par l'AFP au Festival de Deauville où le film a été présenté.

A 46 ans, Laure Calamy est en pleine ascension: elle a également décroché le prix de la meilleure actrice dans la principale section parallèle de la Mostra de Venise en septembre, pour "A plein temps" qui doit sortir en mars 2022.

Dans "Une femme du monde", elle joue une femme pétillante et attentionnée, Marie, qui se prostitue en indépendante et se bat par ailleurs pour que son fils Adrien, 17 ans, puisse entrer dans une école de cuisine réputée mais chère.

"C'était important pour moi que tout le monde puisse se reconnaître, que ce ne soit pas une femme complètement victime ou marginale mais qui au contraire traverse des choses que tout le monde peut traverser", a expliqué à l'AFP la réalisatrice Cécile Ducrocq, l'une des scénaristes de la série "Dix pour cent" et complice de l'actrice.

De fait, le spectateur ne tarde pas à s'identifier à cette mère qui tâche de secouer son ado, tente de négocier un prêt pour que son fils ait la meilleure formation possible.

La prostitution est "un métier admirable qui peut être considéré comme celui de soignante", estime la comédienne. "Il y a des femmes qui sont de très grandes prostituées" comme la Suisse Grisélidis Réal qui fut également peintre et écrivaine, ajoute Laure Calamy, même si "ça ne veut pas dire que c'est facile".

"Il y a deux sortes de prostitution. C'est une question de contentement. Les filles qui ne sont pas libres comme ces prostituées noires dans leurs camionnettes qu'on voit dans le film, évidemment c'est atroce", ajoute Cécile Ducrocq, dont c'est le premier long-métrage.

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