Aveyron : une équipe mobile à la rencontre des exclus de la psychiatrie

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  • La future équipe, financée à hauteur de 250 000 euros, est actuellement en construction par l'hôpital Sainte-Marie.
    La future équipe, financée à hauteur de 250 000 euros, est actuellement en construction par l'hôpital Sainte-Marie. Reproduction Centre Presse - Reproduction Centre Presse
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Dans le cadre de son Projet régional de santé, l'Agence régionale de santé vient de doter l'Aveyron d'une Equipe mobile psychiatrie précarité (EMPP) dont le but est d'aller vers les personnes en souffrance et éloignées du système de soin. L'hôpital Sainte-Marie est à la manœuvre de cette opération financée à hauteur de 250 000 euros.

L'Aveyron était le dernier département d'Occitanie à en être dépourvu, mais les choses viennent de changer conformément au Projet régional de santé mené par l'ARS, dont l'un des objectifs est la réduction des inégalités sociales de santé. "L'Équipe mobile psychiatrie précarité est un dispositif autorisé et financé tout récemment à l'hôpital Sainte-Marie. Le but est d'améliorer les parcours de soins en santé mentale des personnes", explique la délégation départementale de l'Agence régionale de santé. 

Outre le fait de "coordonner les intervenants, en social et en psychiatrie", le dispositif "va apporter une aide aux personnes en situation de précarité (marginaux, exclus) dans les accueils de jours, CADA (Centre d'accueil pour demandeurs d'asile) ou lieux de vie sociaux par exemple, dans une démarche "d'aller vers", poursuit l'ARS.

Les équipes seront pluridisciplinaires avec psychiatre, infirmière, psychologue et assistante sociale. Ces professionnels seront là pour soutenir les travailleurs sociaux, parfois démunis face à des personnes soufrant de problèmes psychologiques et à leurs réactions. "Cette équipe est faite pour aller chercher les gens en dehors des murs, par exemple des personnes qui commettent des troubles à l'ordre public, pour lesquelles on est parfois sollicité pour trouver une solution. Elle interviendra aussi en direction de gens qui n'ont pas l'habitude d'aller vers le soin et qui sont repérées par les acteurs de terrains", explique l'ARS.

"Il y a sur notre territoire des gens qui pont besoin d'aide et de soutien pour passer des périodes difficiles dans leurs vies", explique Cécile Massol, cadre supérieur de santé et qui travaille sur ce projet avec l'ensemble de l'encadrement des CMP (Centres médico-psychologiques) de l'établissement Sainte-Marie. "Ces équipes ont vocation, sur l'ensemble du territoire aveyronnais, à ramener vers le soin les personnes en situation de précarité et d'exclusion et être au plus près d'elles", poursuit-elle.

"Une relation de confiance"

L'EMPP pourra intervenir à domicile, si par exemple une assistante sociale de secteur signale des situations difficiles à l'équipe, mais aussi dans les lieux d'accueil de jour, permanence d'accès aux soins de santé ou encore le Centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA). "En tant que support des acteurs de première ligne, l'équipe va se présenter au Cada et leur proposer un accompagnement des professionnels, les rencontrer, développer un travail en réseau de manière qu’ils puissent faire appel à l'EMPP si besoin", poursuit la carde de santé.

Cette future équipe, financée à hauteur de 250 000 euros, est actuellement en construction par l'hôpital Sainte-Marie. "Le but est d'aller rencontrer les bénéficiaires, tisser une relation de confiance, fournir une évaluation sanitaire et sociale et les orienter. Cela répond à des besoins sur les plans psychiatrique et psychologique. Il y aura dans ces équipes un temps de médecin psychiatre, en appui pour les travailleurs. Pas en première ligne, mais là pour répondre à des questions et prendre la meilleure décision face aux questionnements que pourront se faire psycho et infirmiers, qui eux seront davantage en première ligne", détaille Cécile Massol.

Si les premiers bénéficiaires pourraient être rencontrés rapidement, l'équipe devrait être pleinement opérationnelle au mois d'avril.

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Xavier Buisson
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Les commentaires (1)
fleurette Il y a 1 année Le 10/01/2022 à 00:11

pourront ils intervenir à domicile si un patient qui se met en danger refuse l hospitalisation?