Covid-19 :  « Un patient entre tous les quarts d’heure en réanimation », rappelle Olivier Véran

  • Le ministre de la santé a rappelé que le masque « reste obligatoire dans les hôpitaux et les Ehpad » afin de « protéger les plus fragiles ».
    Le ministre de la santé a rappelé que le masque « reste obligatoire dans les hôpitaux et les Ehpad » afin de « protéger les plus fragiles ». Repro CPA
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Au lendemain de l’annonce de la mesure, le ministre de la Santé Olivier Véran est revenu sur RMC ce jeudi sur l’abandon du port du masque dans les transports, prévu pour lundi 16 mai. Il a évoqué la surcharge hospitalière.

Olivier Véran est revenu sur les détails de l’abandon du port du masque dans les transports lundi prochain, sur RMC ce jeudi. Il a aussi abordé d’autres sujets sanitaires, comme les contaminations à la bactérie E. coli ou la surcharge hospitalière.

« La situation sanitaire est sous contrôle »

Le ministre de la Santé a commencé par dresser un bilan de l’épidémie à cette heure. « Un patient entre tous les quarts d’heure en réanimation » mais « la situation est sous contrôle », a rassuré Olivier Véran, qui justifie la mesure par un « minimum de dégâts ».

Il a rappelé que le masque ne sera plus obligatoire mais « reste recommandé dans les transports pour toutes les personnes qui s’estiment menacées par le virus ». Une décision prise en cohérence avec les autres pays européens.

Comme à son habitude, le ministre a répété que les mesures de freinage s’adaptent à l’évolution de l’épidémie. Alors le masque pourrait-il faire son retour dans les prochains mois ? « Je ne le souhaite pas, évidemment », a avancé Olivier Véran, qui n’écarte toutefois pas l’option si un nouveau variant virulent venait à circuler en France.

« Il est possible que l’on ait une nouvelle vague mais je n’ai pas de boule de cristal », a tempéré Olivier Véran.

Le masque reste obligatoire l’hôpital et dans les Ehpad

Le ministre de la santé a toutefois rappelé que le masque « reste obligatoire dans les hôpitaux et les Ehpad » afin de « protéger les plus fragiles ».

Il a aussi justifié le maintien de l’obligation vaccinale pour les soignants : « Le risque qu’un soignant non vacciné entre dans un Ehpad, soigne avec la meilleure volonté du monde, des personnes très âgées et transmette le virus est suffisamment élevé ».

Les hôpitaux en difficulté

Concernant les hôpitaux en difficulté, Olivier Véran a distingué les « surcharges hospitalières » des « déserts médicaux ».

« Nous avons augmenté le nombre de formations […], amélioré les salaires des soignants », s’est justifié le ministre.

« Y a-t-il un hôpital qui n’ait pas l’argent pour recruter ? Non », a assuré Olivier Véran, soulignant que le budget des hôpitaux et l’action de l’État n’étaient pas le problème. « Il y a une augmentation de la demande », par manque de médecins en ville, avance le ministre de la Santé, reconnaissant un accueil « pas idéal ».

« Scandalisé » par l’état des usines Buitoni

« Scandalisé » par ce qu’il a vu dans les usines Buitoni, Olivier Véran s’est associé à la douleur du père d’un des deux enfants morts après avoir consommé des pizzas de la marque. « Mourir à cause d’une pizza… On a le droit à une sécurité alimentaire dans notre pays. »

 

Centre Presse Aveyron
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Les commentaires (1)
tranxen Il y a 14 jours Le 12/05/2022 à 17:34

Et il en sort combien pendant ce temps ?