2022 en Aveyron : scandale et dénouement sordide pour 800 taurillons abattus à Rodez

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  • C'était finalement en Aveyron que les 800 taurillons ont été emmenés pour être abattus.
    C'était finalement en Aveyron que les 800 taurillons ont été emmenés pour être abattus. Centre Presse Aveyron - Jean-Louis Bories
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Centre Presse Aveyron

Rétrospective 2022 : Centre Presse Aveyron revient sur ce scandale qui a contraint l'abattage de 800 taurillons.

L’affaire a fait couler beaucoup d’encre. Et surtout suscité de nombreuses interrogations et un certain dégoût. Fin septembre, près de 800 taurillons, refusés par l’Algérie à la suite d’un imbroglio administratif entre Paris et Alger, ont été abattus à l’abattoir de Rodez. Ils venaient de passer plusieurs jours en mer, avant d’accoster au port de Sète.

A lire aussi : 789 taurillons abattus à Rodez : "Une affaire choquante et menée en catimini", dénonce la Conf paysanne

« Un dénouement sordide pour des animaux qui auront vécu l’enfer durant plusieurs semaines », avait dénoncé l’association 30 millions d’amis. Ces bêtes - dont on n’a jamais su la véritable provenance -, ont été refusées en Algérie à la suite d’une suspicion sur trois d’entre elles de rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), maladie non contagieuse pour l’homme. Le ministère de l’agriculture avait indiqué que ces trois taurillons portaient la mention « IBR positif » sur des documents joints à leur certificat d’export, laissant croire « à tort » qu’ils étaient porteurs du virus… À l’issue de « discussions infructueuses », les services de l’État français ont décidé de faire revenir le bateau et d’abattre ces 780 animaux car ils ont « été affouragés avec du foin » d’Algérie, pays où une autre maladie animale, la fièvre aphteuse, est présente.

Abattus en Aveyron

Réquisitionnée par la préfecture pour l’abattage, la coopérative aveyronnaise Unicor a affirmé qu’elle « n’avait d’autre choix que de répondre à cette injonction ». L’entreprise a dit déplorer « cette situation tant du point de vue de la bientraitance animale que du respect du travail des éleveurs Français » et à souligner « qu’aucun des 800 taurillons présents sur ce bateau ne sont issus de fermes d’adhérents de la coopérative »…

A lire aussi : Agriculture : les 789 taurillons toujours bloqués au port de Sète vont être abattus à Rodez

« Nous dénonçons la mise à l’équarrissage d’animaux sains, représentants au minimum 150 tonnes de viande gaspillée, soit près de 750 000 steaks hachés. On nous dit que l’abondance, c’est fini et que nous entrons dans l’ère de la sobriété et on jette toute cette nourriture ! À l’heure où un Français sur quatre ne mange pas à sa faim, cela est pour le moins choquant », avait dénoncé la Confédération paysanne de l’Aveyron quelques jours après l’affaire. Et d’ajouter dans un communiqué de presse : « Combien cela va-t-il coûter ? Qui va payer la facture ? À qui appartenaient ces animaux ? Nous attendons les réactions des services vétérinaires bien silencieux, nous demandons plus de transparence. De nombreuses zones d’ombre restent à éclaircir dans cette affaire menée en catimini. » Autant de questions, toujours sans réponse…

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