Aveyron : la pression monte avant les municipales

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    Aveyron : la pression monte avant les municipales
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Municipales. A quelques jours de la clôture du dépôt -le 6 mars à 18 heures- peu de dossiers ont été déposés et l’inquiétude gagne du terrain, face à la difficile constitution des listes et aux divers changements sur le mode d’élection dans les 304 communes aveyronnaises.

À l’approche du dépôt des candidatures pour les élections municipales, la pression est montée d’un cran. Tant dans les rangs préfectoraux que dans chez les candidats. Petit tour d’horizon de la situation.

  • Jusqu’au jeudi 6 mars, 18 heures 

Une trentaine de dossiers de candidatures a été déposée à ce jour à la préfecture de l’Aveyron, et une dizaine dans les sous-préfectures. C’est-à-dire très peu. Et là réside une inquiétude du côté du président des maires de l’Aveyron (ADM): voir débouler beaucoup de candidats, dossier sous le bras, le 6 mars. Et se faire dire que le dossier n’est pas correct. Sur trente dossiers à Rodez, trois ont été retoqués. "Ce n’est pas le 6 mars à 17 heures que le candidat pourra aller chercher la personne ou la pièce manquante", avertit Jean-louis Grimal.

À la préfecture également, où des moyens humains supplémentaires ont été détachés pour le traitement de ces dossiers, on insiste sur la nécessité d’apporter les dossiers sans tarder. Mais en raison de la modification liée à l’obligation dans les communes de moins de mille habitants (248 en Aveyron) de déclarer sa candidature en préfecture, de l’obligation de parité pour les communes de plus de 1000 habitants (56), et celle aussi de flécher les élus qui siégeront au conseil communautaire, un flottement est perceptible. 

  • Après le 6 mars 18 heures 

Une fois les listes enregistrées dans les préfectures, elles seront validées, ou pas, par les services du ministère de l’Intérieur, durant la nuit. Ce qui doit permettre au préfet de signer l’arrêté préfectoral pour chaque liste vendredi soir. La campagne officielle débutera alors le 10 mars.

  • L’élection des élus communautaires, le changement qui fait peur 

Pour le président de l’ADM, l’apparition des élus communautaires sur les bulletins de vote dans les communes de plus de 1000 habitants peut poser problème. "Les maires ou candidats ont du mal à bien comprendre le système, on est très sollicité à l’ADM pour cela", déclare Jean-Louis Grimal. Et quid de la réaction des électeurs devant ces bulletins inédits. "Au moindre coup de crayon, le bulletin est invalidé. Or, on pressent que les gens vont barrer des noms, comme avant."

  • Campagne «Oui je vote»

Une campagne de communication intitulée «Oui je vote» a démarré afin d’informer le public sur les nouvelles modalités de scrutin (sur lesquelles nous reviendrons en détail dans une prochaine édition), et inciter les gens à aller voter. Une dernière notion qui prend toute son importance quand on sait que, par exemple, dans les communes d’un peu plus de 1000 habitants, s’il n’y a qu’une liste, elle sera officiellement élue. Comme le dit Jean-Louis Grimal, "dans certains cas, on connaîtra dès le maire le 7 mars". Ce qui pourrait mais ne doit pas empêcher d’aller voter...

  • Du changement pour les électeurs

Quelques changements sont à prendre en compte pour les électeurs. Dans les communes de moins de 1000 habitants, il est impossible de voter pour une personne qui n’est pas candidate. Dans les communes de plus de 1000 habitants, le panachage est interdit. Dans tous les cas, il y a obligation de se présenter au bureau de vote avec une pièce d’identité (carte d’identité, permis de conduire ou même carte Vitale avec photo ou permis de chasse). Même dans les tout petits villages, où tout le monde se connaît... 

Philippe Routhe
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