Environnement

Le loup revient dans la région, 70 ans après sa disparition

  • L'ONF a confirmé la présence du loup en Lozère, sur le Causse Méjean et l’Aubrac, depuis 2012.
    L'ONF a confirmé la présence du loup en Lozère, sur le Causse Méjean et l’Aubrac, depuis 2012. Repro CP - Repro CP
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Environnement. L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a validé la présence du loup sur la commune de Plavilla, dans l’Aude.

La présence du loup a été détectée dès 2008 dans les Pyrénées-Orientales, où deux mâles au moins vivent de façon permanente dans les massifs des Madres et du Carlit, selon les spécialistes de l’ONF. Elle est également confirmée en Lozère, sur le Causse Méjean et l’Aubrac, depuis 2012. Et depuis cette semaine dans l’Aude, où c’est bien un loup qui sème la terreur dans les élevages de l’Ouest audois, notamment dans la Piège et le Razès. La préfecture de l’Aude, qui suivait le dossier avec les agents de l’ONCFS ainsi que le Réseau loup a publié un communiqué qui ne laisse planer aucun doute.

Les Jeunes agriculteurs n'en veulent pas

"L’Office national de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) a validé à partir de plusieurs clichés pris le 7 mars dernier à proximité d’un élevage sur la commune de Plavilla, la présence, dans le massif du Razès, d’un loup identifié à partir de ses caractéristiques phénotypiques (silhouette, forme de la tête, pattes)." Cette nouvelle présence de Canis Lupus tombe au moment où plus d’une dizaine d’organisations dont les syndicats d’agriculteurs FNSEA (majoritaire), Jeunes Agriculteurs, Confédération paysanne et la Fédération nationale ovine, ont demandé la révision de la législation européenne qui confère au loup le statut d’espèce protégée.

"Espèce protégée simple"

"L’État est dépassé par la situation tant dans les zones de présence historique où les attaques explosent que dans les nouvelles zones que les loups colonisent jour après jour", affirment-ils. 65 attaques ont été dénombrées en 2012, tuant une cinquantaine de brebis, et une trentaine d’attaques en 2013, alors que le plafond de 24 prélèvements pour la saison 2013-2014 était déjà insuffisant pour enrayer l’explosion démographique et géographique des loups en France.

Seuls sept loups ont finalement pu être prélevés sur les 71 autorisations pourtant délivrées en 2013. Un rapport d’information parlementaire publié la semaine dernière a également préconisé de rétrograder le prédateur d’espèce «strictement protégée» à «espèce protégée simple» dans la Convention de Berne.

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