Les Agrifolies exposent le savoir-faire des jeunes

  • Mathilde Calmels, 24 ans. La jeune agricultrice a choisi ce métier «par passion>».
    Mathilde Calmels, 24 ans. La jeune agricultrice a choisi ce métier «par passion>». Philippe Henry
  • Hier, tout au long de la journée, les JA ont organisé une multitude d’activités.
    Hier, tout au long de la journée, les JA ont organisé une multitude d’activités. Philippe Henry
  • Hier, tout au long de la journée, les JA ont organisé une multitude d’activités. Hier, tout au long de la journée, les JA ont organisé une multitude d’activités.
    Hier, tout au long de la journée, les JA ont organisé une multitude d’activités. Philippe Henry
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Agriculture. Jusqu’à aujourd'hui se tient la 6e édition des Agrifolies, à Drulhe. L’occasion pour le grand public de découvrir une «vitrine de l’agriculture aveyronnaise», et ses forces vives.

Les Agrifolies, c’est «la vitrine de l’agriculture» aveyronnaise. Aujourd’hui encore, après une première journée où un concours de génisses a eu lieu, à Drulhe pour leur 6e édition, les Jeunes agriculteurs exposent «leur savoir-faire» sur un peu plus de 10 hectares. Ils y font la démonstration de machines agricoles, de conduite de chiens de bergers. Si cette manifestation est l’occasion pour le grand public de venir découvrir «une nouvelle agriculture», comme aime à rappeler le président des JA Sébastien Granier, c’est aussi le moment pour les agriculteurs de se retrouver «ensemble et débattre sur l’avenir de la profession». Mathilde Calmels, 24ans, fait partie de cette centaine (ils étaient 121, pour une moyenne d’âge de 28 ans, en 2013) de jeune de moins de 40 ans à avoir fait le choix de devenir agriculteurs.

Des jeunes diplômés

Un sacerdoce qui s’est pourtant imposé comme «une évidence». «J’ai toujours baigné dans ce milieu, se souvient Mathilde Calmels. Je ne me voyais pas faire autre chose !» C’est donc tout naturellement que la jeune femme a pris sa place au sein du Gaec familial à Saint-Rome-de-Tarn, où elle élève avec une tante et un oncle un peu plus de 600 brebis. La production de lait est ensuite écoulée auprès des fromagers de Roquefort. Mais avant de travailler à la ferme familiale, l’agricultrice a obtenu, après un baccalauréat scientifique, un BTS Acse (Analyse et conduite des systèmes d’exploitation) au lycée François-Marty de Villefranche ainsi qu’une formation diplômante à Saint-Affrique. «Avoir des diplômes, cela offre aussi une ouverture d’esprit supplémentaire et cela permet d’aborder notre métier différemment», assure-t-elle. De nos jours, 69% des jeunes agriculteurs possèdent au moins le baccalauréat; 28% ont obtenu un BTS. Tout comme ses aînés, Mathilde Calmels ne compte pas ses heures: «C’est un travail de tous les instants, mais c’est réellement passionnant.» La traite des brebis mobilise les éleveurs du 15 décembre jusqu’au 15 juillet, environ. En dehors de cette période, «on peut prendre du temps pour soi, faire autre chose», ne manque pas de rappeler la jeune agricultrice. Aujourd’hui, beaucoup d’exploitants font désormais le choix de s’installer en Gaec. Ils étaient 87%, en 2013, en Aveyron. «Cet aspect compte beaucoup, pour nous les jeunes. C’est peut-être ce qui nous différencie des plus des anciens, glisse-t-elle. Si nous sommes passionnés par notre métier, nous n’avons pas forcement envie de rester toute notre vie sur l’exploitation.» Une bouffée d’air pour mieux savourer «ce métier formidable».

Ph.H.
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