Pascal Esser, son micro et ses 1001 anecdotes

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    Pascal Esser, son micro et ses 1001 anecdotes Lola Cros / CPA
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Publié le

Salon de l'agriculture 2015. Animateur professionnel depuis de nombreuses années, Pascal Esser était cette année sur le stand de la Confédération générale de roquefort. Il nous raconte son Salon, micro à la main.

Dix neuf. Comme autant de Salons de l'agriculture auquel il a assisté en tant qu'animateur professionnel. Sur le stand de la Confédération générale, qui fête cette année les 90 ans de l'AOP Roquefort, Pascal Esser avait du pain sur la planche.

De la traite des brebis Lacaune au jeu de la Roue du roquefort, le Najacois n'a pas le temps de s'ennuyer. "Dès que je prends le micro, les gens rameutent instinctivement", reconnaît le passionné. Alors autant dire qu'il ne le lâche pas, ce micro.

"Plus de deux mois de préparation"

Et s'il se dit capable d'animer n'importe quel genre d'événements, Pascal Esser ne cache pas son attachement au terroir et aux métiers gourmands. "Mon rôle c'est d'informer et de faire découvrir aux gens le roquefort, continue-t-il. Si les questions deviennent trop techniques, je renvoies vers un éleveur. Ils ne sont jamais loin !"

En l'écoutant, l'animateur paraît pourtant incollable de la traite à la fabrication. "C'est énormément de travail en amont. Un événement comme celui-là, je le prépare plus de deux mois à l'avance en coordination avec la Confédération de roquefort mais aussi en faisant des recherches de mon côté, détaille l'Aveyronnais. Je n'arrive jamais les mains dans les poches même si tout paraît spontané."

Une bonne dose de "perles" à raconter

Face au public parisien, Pascal Esser s'attache à "faire simple", notamment pour les enfants. "J'essaie de me mettre à leur niveau. Leur faire comprendre la différence entre le foin, la paille et les granulés, c'est déjà un grand pas. Par contre, quand je vois qu'ils ne font pas la différence entre une chèvre et une brebis... Là, je reste perplexe."

Et le professionnel de se souvenir de quelques "perles" made in Salon de l'agriculture. Il y a cette mamie qui sort des cacahuètes de sa poche pour nourrir les brebis. Ces visiteurs qui cherchent obstinément les "brebis Lacoste". Celle qui se persuade que les brebis blanches font du lait blanc quand les brebis noires font... du lait noir. Celui, un peu imbibé, qui cherche du vin chez les ovins. "Je suis ahuri par certaines réflexions, lâche Pascal Esser. Quand j'entends que les brebis sont une race de vache naine, je me demande ce qu'il y a dans les manuels scolaires."

La pire des pires, l'animateur s'en souvient comme si c'était hier. "J'expliquais que les agneaux étaient sous la mère. Et là, une dame, les yeux écarquillés, me demande comment on fait avec les poissons... Les poissons, la mer... Vous voyez le niveau !"

Lola Cros
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