Les restes d'un soldat allemand tué en 1944 retrouvés aux portes de l'Aveyron

Publié le , mis à jour

Une opération d'exhumation des restes d'un motard allemand tué en 1944, à Tanus, dans le nord du Tarn a été reportée mardi, en raison d'une menace d'éboulement d'un mur dans lequel son corps a été dissimulé, a-t-on appris auprès des gendarmes et d'un historien à l'origine de la découverte.

"On est sûr qu'il est là", a déclaré, par téléphone, l'historien, Jean Costuméro, spécialiste de la région. "Il a été enfoui sous un mur" bordant la rivière Viaur, à la sortie du village de Tanus. Ce mur, construit en pierres superposées, est en très mauvais état. "Il y a une chance sur deux qu'il s'écroule". Le capitaine de gendarmerie Yannick Ultréras, également présent sur les lieux avec une équipe de la communauté de brigade de Val Deries, a précisé que ce mur appartenait à la fois à une habitation et à une centrale électrique érigée à l'époque.

L'événement "s'est produit entre janvier et juillet 1944", a précisé Jean Costuméro. Selon les résultats de son enquête, il semble que le "motard allemand ait emprunté le chemin de terre", tout proche de la RN88 aujourd'hui, "mais il est tombé sur des gens", apparemment des maquisards ou des guérilleros espagnols qui avaient rejoint la Résistance et qui l'ont éliminé. "Le soldat devrait avoir appartenu au bataillon allemand de Rodez ou d'Albi". Ayant appartenu "à l'armée régulière", son identification devrait être facilitée, selon l'historien.

Le capitaine Ultréras a précisé qu'en France, les restes de quelque 38.000 soldats allemands sont restés inconnus, faute d'avoir pu les identifier. Il faudra poser un échafaudage et faire un devis, a indiqué M. Costuméro qui évalue les travaux autour de 10 000 euros. Une partie devrait être prise en charge par l'association des militaires allemands Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VKD). Le dossier est maintenant entre les mains de l'Office national des anciens combattants (ONAC), présente mardi matin. "La seule décision qu'il faut prendre aujourd'hui c'est : qui paye ?", a souligné l'historien, ajoutant que la date du lancement des travaux dépendait de la réponse à cette question.

AFP
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