Il violente sa femme enceinte : huit mois de prison

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    Il violente sa femme enceinte : huit mois de prison
Publié le , mis à jour

En cette matinée du 26 juillet dernier, au cœur de la bastide de Villefranche-de-Rouergue, les gendarmes interviennent pour mettre fin aux violences d’un trentenaire envers sa compagne.

Le tribunal, qui jugeait le dossier mercredi à Rodez, a retenu une circonstance aggravante : la victime des coups était enceinte de plusieurs semaines.

Alertés par le bruit de la dispute, des voisins et des passants ont assuré devant les gendarmes « avoir entendu le bruit des coups, des cris ».

La jeune victime a été trouvée au bord du lit, la tête entre les mains.

Celle-ci affirme que son conjoint lui a porté des claques sur la tête, des coups de pied dans le ventre. Une plainte avait déjà été déposée par la victime, quelque temps avant les faits. Avant qu’elle ne la retire sous la pression de son conjoint, pensant que cet avertissement suffirait à lui faire changer d’attitude.

Lors de son audition devant les gendarmes, le conjoint a contesté les faits de violences. Pourtant, les examens du médecin vont prouver le contraire. Le praticien va relever de nombreuses traces de coups, des hématomes.

« Elle en fait toujours des tonnes », dit le prévenu devant les gendarmes. « C’est donc vous la victime ?, assène le juge Denis Goumont. Vous avez expliqué devant les gendarmes que votre compagne “ne payait pas les factures, ne faisait pas la bouffe et faisait la gueule” quand vous rentriez chez vous. Cela justifie que vous vous emportiez contre elle ? ».

Le prévenu, longtemps toxicomane, bredouille quelques explications, et confie avoir perdu sa mère il y a peu pour justifier son comportement. D’autres preuves de ces violences seront retrouvées sur le téléphone portable du conjoint qui a filmé la scène.

Le procureur de la République, Yves Delpérié, déplore « des faits extrêmement graves ». « Les faits ne sont pas reconnus mais les témoignages des voisins et des commerçants sont accablants, poursuit-il. Cela aurait pu finir de manière dramatique. Ce qui est frappant, c’est que les voisins ont entendu le bruit des coups. On imagine ce que cela devait être. »

Et le représentant du ministère public de réclamer six mois de prison avec sursis. Le juge Denis Goumont, président du tribunal a choisi d’aller au-delà des réquisitions du procureur : il a prononcé une peine de huit mois de prison, dont six assortis. Sa compagne avait réclamé un euro symbolique de dommages et intérêts. Elle a été entendue.

Centre Presse / Philippe Henry
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