Eau potable : un forage rare sous la rivière Lot à Bouillac

  • Les travaux, très spécifiques, sont réalisés par une entreprise venue de la banlieue de Lille.
    Les travaux, très spécifiques, sont réalisés par une entreprise venue de la banlieue de Lille.
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Centre Presse

C’est un « chantier exceptionnel, tant par son importance que par son procédé utilisé pour la première fois en Aveyron », selon ses protagonistes, qui se déroule actuellement sur la commune de Bouillac, entre Decazeville et Capdenac. Un chantier qui, ajouté à quelques autres opérations de modernisation du réseau d’eau potable sur le territoire bouillacois, mobilise une enveloppe de 620 000 €.

Pour la partie la plus conséquente, il s’agit de poser une conduite d’eau potable sous la rivière Lot, au niveau du pont de Bouillac, l’intervention étant portée par le SMAEP de Montbazens-Rignac (syndicat d’adduction en eau potable). Tout se passe sous terre, ou presque, à plus de 5 mètres de profondeur en dessous du lit de la rivière.

La nature de ces travaux tient plus précisément dans le changement d’une conduite défectueuse, située en encorbellement dans le tablier du pont, qui reliait les deux berges du cours d’eau. Plusieurs éventualités techniques ont été envisagées « en amont » pour mener à bien cette opération. Celle retenue consiste donc à renouveler la conduite non plus en utilisant le pont (dont le tablier est déjà passablement encombré...), mais en passant sous le pont en question.

La technique utilisée a pour intitulé « forage dirigé ». C’est une technique très particulière qui utilise un matériel très spécifique. Pour réaliser ce chantier pour le moins « pointu », le SMAEP de Montbazens-Rignac a choisi la société FTCS Forage, venue spécialement pour cela de la banlieue lilloise.

Deux opérateurs sont à la manœuvre : le premier pilote une tête foreuse et chercheuse, tandis que le second, équipé d’un sonar, accompagne et guide le trépan, en suivant une trajectoire courbe. L’objectif est d’atteindre la cible positionnée sur l’autre berge à une distance d’à peu près 190 mètres du point de départ. Les « tirs pilotes » réalisés, c’est la procédure d’alésage qui peut démarrer.

Polyéthylène haute densité

« Une fois de l’autre côté de la berge, au bout de notre tige de forage, nous installons une tête plus grosse, que l’on appelle un alésoir, pour agrandir le diamètre du forage, précise l’un des opérateurs de la société de forage. Dans le même temps, nous tractons les deux conduites que nous soudons bout à bout, sachant que nous sommes en présence de conduites réalisées en polyéthylène haute densité de 16 bars. »

En deux semaines, l’opération sera achevée. Pour les responsables du syndicat des eaux, « un procédé plus conventionnel aurait généré des délais d’exécution bien plus longs, des contraintes techniques plus lourdes, comme l’utilisation de nacelles inversées, et des engagements financiers plus importants ».

On notera enfin que le SMAEP de Montbazens-Rignac, maître d’ouvrage de l’opération, a sollicité une subvention auprès de l’Agence de Bassin Adour-Garonne dans le cadre du programme « Abandon des ressources ».

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