Onet-le-Château

La musicothérapie pour dépasser le handicap

  • Colette Marre avec un groupe de résidents des unités protégées de La Rossignole.
    Colette Marre avec un groupe de résidents des unités protégées de La Rossignole.
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Colette Marre et Joseph Malherbes tous deux professeurs au conservatoire et tous deux en formation de musicothérapeute à la fac Jean-Jaurès à Toulouse sont en stage à La Rossignole.

C’est parce que nous avions envie d’être dans une relation d’aide et qu’une rencontre avec un musicothérapeute a été un déclencheur, que nous avons souhaité être compétents avec ces publics spécifiques, que nous connaissions par ailleurs, via des sensibilisations. D’où notre volonté de faire cette formation, à nos frais, à Toulouse » explique Colette Marre, tout en préparant la salle pour accueillir un groupe de résidents des unités protégées, tandis que son collègue faisait la même chose du côté des résidents de l’Ehpad.

C’est un stage que réalisent nos deux étudiants, tout comme ils en ont réalisé au foyer de vie de Rignac ou encore à l’IME des Cardabelles. « Ce sont des populations très différentes et donc très enrichissantes, car tout au long de la séance, on sent qu’ils dépassent le handicap, la musique leur permet de faire plein de choses… ».

L’objectif de cette formation est de permettre l’utilisation de la musique dans une démarche de soins et de mieux-être. La musicothérapie est une discipline paramédicale qui utilise le son, la musique et le mouvement pour établir ou rétablir des canaux de communication - avec soi-même et avec les autres. Elle stimule l’expression de sa créativité et de son affectivité dans un contexte non verbal.

Savoir s’adapter

Mais cette relation exige du musicothérapeute, une formation solide, une pratique musicale de qualité et des connaissances en psychologie et psychopathologie, ainsi que la connaissance des règles éthiques et déontologiques de la profession. Et c’est bien de tout cela qu’il s’agit, dans les séances que proposent Colette et Joseph.

« On amène toujours beaucoup de matériel car, en fonction de leur disponibilité du moment ou de leur état d’esprit, on doit s’adapter. On fait rarement ce que nous avions prévu, mais pour nous, le principal, c’est qu’il se passe quelque chose entre eux et nous, la musique étant bien le moyen d’entrer en relation. Il n’y a pas de faux-semblant, ils ne trichent pas : si leurs regards s’illuminent, c’est qu’ils sont dans la relation et ils seront sereins en fin de séance ».

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