Culture et Loisirs

À Saint-Parthem, « Terra Olt » réinvente l’ancienne vallée du Lot

  • C’était hier, c’est aujourd’hui…
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  • À Saint-Parthem, « Terra Olt »  réinvente l’ancienne vallée du Lot
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Le projet d’une " maison de la rivière ", à Saint-Parthem, ne date pas d’hier. Il remonte en fait à de très nombreuses années, né dans l’esprit du maire de l’époque Raymond Molénat, aujourd’hui disparu. Ce projet, à l’origine ambitieux, a longtemps végété entre deux eaux, sans parvenir à trouver sa voie, sans parvenir à vraiment attirer le touriste. Il a fallu attendre le milieu des années 2010 pour qu’enfin émerge quelque chose de vraiment tangible, de vraiment crédible. Ce tangible, ce crédible a déjà pris un nouveau nom : Terra Olt. Un nouveau nom mais un même objectif : raconter la vie simple et quotidienne des hommes de la vallée du Lot, bercée par le courant de la rivière toute proche.

À l’origine de cette spectaculaire et presque imprévisible évolution on trouve Patrick Innocenti. C’est lui qui, alors commercial à l’office de tourisme de la vallée du Lot (devenu depuis quelques mois Office du tourisme et du thermalisme de Decazeville Communauté), s’est lancé dans une aventure loin d’être gagnée d’avance. Reprenant le décor d’une bâtisse située en plein cœur du village, datant de 1787 (ancien couvent de la congrégation des filles du travail de Saint-François-de-Sales), Patrick Innocenti a totalement revisité et modernisé le concept originel de la structure.

La veillée contre la télé

Plus d’un an de travail a été nécessaire, et souvent 7 jours sur 7, pour arriver à ce qu’est aujourd’hui Terra Olt. Un espace muséographique, un vrai, qui regroupe dix espaces distincts. Les visiteurs passent d’abord par la cour intérieure, où ils découvrent des personnages de cire qui n’ont rien à envier à un célèbre musée parisien spécialisé dans la " chose ". Pour l’anecdote, tous les personnages qui habitent Terra Olt sont la reproduction de gens du cru qui ont prêté leur physionomie pour la cause touristique et patrimoniale. Les visiteurs, toujours eux et au nombre de 7 000 par an, sont ensuite invités à entrer dans l’intérieur du décor, par petits groupes, à quelques minutes d’intervalle, d’après un procédé de visite autonome accompagnée d’un simple mais ô combien efficace audioguide.

Ils découvrent alors le " cantou ", ou quand la veillée chaleureuse et conviviale ne subissait pas encore la terrible concurrence de la télé. Ils entrent dans la salle de classe d’une école de 1906 avec son maître beau parleur. Ils apprennent les techniques de pêche et de braconnage, la géologie de la région, la faune de la rivière… La carte de navigation de la rivière Lot, soit 480 km du Bleymard à Aiguillon, s’expose également aux yeux des touristes, qui ressortent pour l’écrasante majorité d’entre eux conquis par leur détour dans la vallée du Lot. Comme cette dame de Roanne, à ce point convaincue, qu’elle compte proposer à sa fille, animatrice au musée des Beaux-arts et d’Archéologie Joseph-Déchelette, de s’en venir faire un crochet par Saint-Parthem pour en apprendre un peu plus sur son métier. Rien que ça.

En attendant, la visite de Terra Olt, c’est 50 minutes qui se terminent par la projection d’un film pour narrer le passage de l’ancien au nouveau temps. Le nouveau temps d’un succès amplement mérité pour ce qui ne s’appelle plus la maison de la rivière…

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