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"La vérité sur l'affaire Harry Quebert": mini-série à maxi suspense sur TF1

  • Patrick Dempsey dans "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert", diffusé à partir du 21 novembre sur TF1
    Patrick Dempsey dans "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert", diffusé à partir du 21 novembre sur TF1 2018 MGM Television Entertainment Inc. and Eagle Pictures/Takashi Seida - 2018 MGM Television Entertainment Inc. and Eagle Pictures/Takashi Seida
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(AFP) - Adaptée du livre phénomène de Joël Dicker, la série événement "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", concentré de suspense et de rebondissements avec Patrick Dempsey en tête d'affiche et Jean-Jacques Annaud à la réalisation, débarque le 21 novembre sur TF1.

Dans une petite ville du nord-est des Etats-Unis, Marcus Goldman, un jeune écrivain en panne d'inspiration, découvre que son vieil ami et mentor, le grand romancier Harry Quebert, a vécu une histoire d'amour interdite avec Nola, une jeune fille de 15 ans.

Celle-ci avait disparu un soir d'été dans des circonstances troublantes, et Marcus va tout faire pour disculper Harry, accusé de l'avoir tuée. Le point de départ d'une enquête haletante dans laquelle chaque certitude repose sur des sables mouvants.

- Fausses pistes -
Cette "mini-série" (10 épisodes d'une quarantaine de minutes, diffusés jusqu'au 19 décembre sur TF1), tournée en anglais pour la chaîne américaine Epix, est l'adaptation très fidèle du bestseller du même titre, publié en 2012 par l'auteur suisse Joël Dicker.

Un thriller bourré de retournements de situation et de fausses pistes, qui se dévore d'une traite malgré ses 860 pages (en version poche), a été récompensé par le Goncourt des Lycéens et l'Académie française, et s'est vendu par millions.

Avec son éditeur Bernard de Fallois (disparu en début d'année), Joël Dicker avait refusé de nombreuses propositions d'adaptation pour le grand ou le petit écran, avant de trouver en Jean-Jacques Annaud le partenaire qui s'imposait.

"Avec Bernard de Fallois on avait envie d'un beau projet. On avait rencontré beaucoup de monde, et malheureusement pas forcément des passionnés, ou des équipes écrasées par beaucoup de contraintes de production. Avec Jean-Jacques, ça a été tout de suite un coup de foudre", a raconté à l'AFP Joël Dicker.

"Chacun était très à sa place, à aucun moment je ne me serais mêlé de son travail, et le respect immense que j'ai pour lui a permis d'avoir des échanges très détendus", dit Joël Dicker.

- Amour interdit -
Hormis quelques détails (comme le nom de la ville où se déroule l'action, qui a dû être changé pour des raisons juridiques) et un rythme plus condensé, la série suit de très près le roman, et n'édulcore pas son principal ressort, l'amour interdit et caché entre une mineure et un adulte.

"J'avais moi même connu au tout début de mon adolescence un amour interdit: j'étais tombé amoureux de mon professeur de français qui avait 28 ans et j'en avais 11, donc je connais très bien ce mécanisme, ça m'a semblé très sincère", a assuré à l'AFP Jean-Jacques Annaud.

"De toute façon, il faut qu'un film ou une série ait une forme de rugosité. Si vous êtes dans la banalité et dans le convenu, qu'est-ce que vous allez raconter ?", lance-t-il.

Pour incarner les personnages du roman, Annaud a fait appel à la star américaine de "Grey's Anatomy" Patrick Dempsey (alias "Docteur mamour" pour les fans de la série hospitalière) et deux acteurs moins connus, Kristine Froseth et Ben Schnetzer.

Jean-Jacques Annaud a fait un long travail de repérage en écumant la côte des Etats-Unis et du Canada "de Boston à Halifax", avant de se poser au Québec, et a même fait construire de toutes pièces "Goose cove", la demeure impressionnante dans laquelle vit Harry Quebert.

Le réalisateur de nombreux films cultes (Le nom de la rose, L'Amant, La guerre du feu, Sept ans au Tibet...) a beaucoup apprécié cette première incursion dans l'univers des séries télé, à laquelle il a consacré plus de deux ans.

"Pour cette histoire-là, ce format était mieux qu'un long-métrage, et donnait plus de temps pour rentrer dans la complexité", dit-il.

"Il y a une migration des talents qui est en train de s'opérer vers la télévision", reconnait ce vétéran du cinéma français et hollywoodien, qui se dit prêt à travailler de nouveau dans la télé "si le sujet s'y prête".

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