Environnement

Des travaux au fil de l'Aveyron

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  • La chaussée Chanoine, plus connue sous le nom de chaussée de la Pava, en avant du pont National.
    La chaussée Chanoine, plus connue sous le nom de chaussée de la Pava, en avant du pont National. DDM / DDM
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La continuité écologique doit être restaurée sur la rivière. Des passes à poissons vont être reprises, d’autres construites, avec pose d’un équipement évitant l’aspiration des poissons par les turbines.

Une opération coordonnée de restauration de la continuité écologique de l’Aveyron amont va être menée sur 36 km. De la chaussée Chanoine à Villefranche (que tous les anciens connaissent sous le nom de la chaussée de la Pava) à celle de Solignac sur la commune de Rignac. « Il s’agit là d’une obligation réglementaire », précise le Syndicat mixte du bassin-versant Aveyron amont (SMBV 2A). Un diagnostic a d’abord été posé par l’Agence française pour la biodiversité (AFB). Il montre que certaines espèces de poissons n’arrivent pas à remonter la rivière, ou à la redescendre, de par la vitesse trop importante de l’eau. En résumé, permettre leur libre circulation. Les espèces cibles sont l’anguille, la truite fario et le toxostome. Ce dernier est peu connu, même des plus fins pêcheurs. Il s’agit d’un poisson blanc mesurant entre 15 et 25 centimètres, qui a été répertorié dans le cadre du site Natura 2000 de la vallée de l’Aveyron.
Le SMBV 2A a proposé aux propriétaires de chaussées concernées une étude coordonnée sur les différents aménagements à réaliser pour restaurer la continuité écologique. Sur la vingtaine de concernés, huit y ont adhéré, d’autres jouant plus solitaires. Cette étude rendue (fin 2017), il revient maintenant aux propriétaires de réaliser les travaux. Onze ont passé une convention avec l’Agence de l’eau Adour-Garonne pour une bonification des subventions (60 % au lieu de 40 %). Cela concerne, en remontant le cours de l’Aveyron, les chaussées suivantes : Chanoine, Sept-Meules, Chartreux, la Gasse, Crémon, Ferrière, Ramouillet, Roucade, Roquenoubal, moulin haut de Prévinquières et Solignac. Sauf la chaussée Chanoine, les dix autres ont un usage d’hydroélectricité. Les travaux à réaliser, dans les un, deux ou trois ans suivant les chaussées, consistent en la reprise des passes à poissons existantes (souvent construites pour la remontée du saumon dont on ne parle plus aujourd’hui), ou la mise en place de nouvelles passes, et la pose d’un nouveau plan de grille ichtyocompatible, cet équipement évitant aux poissons d’être aspirés par les turbines des centrales hydroélectriques.

Chaussée Chanoine

La chaussée Chanoine, propriété de la commune de Villefranche, a été équipée dans les années 1980 d’une passe à poissons et d’une autre à canoë-kayak. Le diagnostic de l’AFB a conclu à la nécessité de les modifier pour réduire la vitesse de l’eau. L’investissement se chiffre à 26 346 € HT, pour lequel l’Agence de l’eau apportera une subvention de 15 807 €. Les travaux doivent être effectués avant fin 2021.

 

Centre Presse Aveyron
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