Insolite

Bouloc : un automobiliste piégé par des congères sur le Lévezou

  • La conjugaison de la neige et du vent a abouti à la formation de congères sur le Lévezou.
    La conjugaison de la neige et du vent a abouti à la formation de congères sur le Lévezou. archives CPA -
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L'épisode neigeux qu'a connu l'Aveyron, la semaine passée, a joué un vilain tour à certains automobilistes. A l'instar d'un salarié d'une entreprise de Saint-Affrique, pris au piège des congères sur le Lévezou, samedi soir, et secouru par sa famille et les services de la Direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (DIRSO).

La neige tombée en abondance ces derniers jours en Aveyron a causé nombre de situations cocasses. Exemple ce samedi soir, où un automobiliste résidant à Agen-d'Aveyron s'est retrouvé pris au piège de congères sur le Lévezou, dans le secteur de Bouloc.

Habitué à faire le trajet entre Saint-Affrique et le pays laissagais depuis près de 20 ans, ce salarié de l'entreprise Roquefort société a été surpris par la force des éléments. Parti du sud du département vers 22 heures, le conducteur a suivi le cheminement qui lui permet de regagner la périphérie ruthénoise. Sans se douter un seul instant des conditions climatiques extrêmes, vent et chutes de neige, quelques kilomètres plus haut. "Mon père est parti en direction de Saint-Rome-de-Tarn, un endroit où il n'y avait pas de neige. Il n'était pas inquiet", raconte Rémi, son fils, également acteur de ce périple hivernal.

Sur la route, la situation se dégrade. Arrivé à hauteur de Bouloc, le conducteur poursuit sa route en direction de Salles-Curan, sur la RD993. Sans se douter que le chemin est fermé à toute circulation. "Vu la hauteur de neige, je pense que le panneau de signalisation avait été totalement recours", imagine la progéniture, encore abasourdi par le mur neigeux rencontré en Aveyron.

Il est 23 heures. Après une heure de route, l'homme, coincé par une épaisseur de neige culminant à plusieurs dizaines de centimètres, préfère s'arrêter et contacte son fils. "Il a souhaité que j'appelle les gendarmes pour qu'on vienne le sortir de là". S'en suit alors un appel aux militaires de Salles-Curan, qui indiquent prendre compte de l'appel et déclencher l'intervention d'un chasse-neige. Un équipement utilisé pour dégager la route, dépêché sur place mais entre-temps tombé en panne. "Les gendarmes m'ont dit que le temps d'en récupérer un nouveau à Rodez, les agents ne seraient pas sur place avant 4 heures du matin", poursuit le jeune homme, alors inquiet de voir son aïeul bloqué toute la nuit.

Après mûre réflexion, le fils accompagné de son oncle prend la décision de gagner le Lévezou au volant d'un 4x4. Un détour par Viarouge et Curan plus tard, les deux membres de la famille stoppent leur périple, arrêtés à leur tour par la poudreuse un kilomètre avant l'endroit où se trouve le premier naufragé. "Nous aussi avons dû attendre l'arrivée du chasse-neige", commente Rémi, qui, comme son père, a préféré jouer la prudence.

Le temps d'attente pour sortir de cet épaisseur manteau blanc sera moins long que prévu. En milieu de nuit, deux agents de la Direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (DIRSO) arrivent enfin à hauteur de Bouloc. "Ils ont dégagé mon père et puis sont venus à notre hauteur. Ils nous ont demandé de les suivre pour éviter de rester bloqués."

Des consignes que les intéressés ont suivi scrupuleusement. Contents d'être rentrés entier et sans aucun dommage, père, fils et oncle ont bien l'intention de remercier les "sauveteurs" de la route. En leur offrant, si possible, quelques morceaux de sanglier.

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