Yannick Cabantous (Basket club Bassin houiller) : « Passer de superbes moments ensemble »

  • « Objectif podium pour les garçons en Pré-Région », selon Yannick Cabantous.
    « Objectif podium pour les garçons en Pré-Région », selon Yannick Cabantous. Repro CPA
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Yannick Cabantous, président du Basket club Bassin houiller depuis 17 ans, veut cultiver l’esprit associatif.

Comment le Basket club Bassin houiller (BCBH) est-il né ?
Le club est né de la fusion du BC Firmi-Decazeville et du BB Cransac. À l’époque, les deux entités étaient dans des situations difficiles avec des effectifs restreints, d’où le choix de s’associer, il y a 17 ans déjà. La fusion a remis un coup de « boost » pendant deux ou trois ans, mais les principaux problèmes comme le manque d’encadrement ont resurgi.

Toutefois, une dynamique nouvelle semble s’installer ces derniers temps ?
Oui, c’est vrai. Tout part du bien vivre au sein du club, de quelques résultats sportifs, puis le monde attire le monde. Le BCBH a un formidable comité d’animation qui a un rôle énorme dans la vie du club. Il nous permet de nous retrouver, de passer de superbes moments ensemble qui sont fédérateurs. Il y a aussi depuis cinq saisons, au moins une équipe qui réalise une belle performance et elle devient un moteur pour tout le club (une finale coupe d’avenir U15F en 2015, deux finales coupe d’avenir U18F 2016, 2017 avec un titre de champion, une finale coupe du comité seniors filles en 2018, un titre de champions d’Aveyron D2 seniors garçons en 2019.

Combien de licenciés comptez-vous ?
Le démarrage de cette nouvelle saison est excellent. Il y a une hausse du nombre de licenciés. On peut atteindre les 90 ou 100. Après, je ne veux pas partir à la chasse au plus grand nombre de licences. Nous avons un nombre suffisant mais restreint de bénévoles encadrants. Il est facile de rentrer du monde mais après il faut les encadrer. Pour l’instant, on vit bien et le BCBH doit rester un long fleuve tranquille.

« Nous avons besoin de la participation de tout le monde »

La journée portes ouvertes que vous avez organisée a-t-elle été fructueuse pour votre école de mini-basket ?
C’est un succès. Il y a trois ans, l’effectif était de cinq ou six joueurs. À ce jour, nous sommes à quarante petits qui souhaitent découvrir notre sport. C’est génial, mais j’en reviens à l’encadrement. Attention, que ça ne coince pas. Il faut que ce soit un plaisir aussi pour le bénévole qui donne de son temps pour faire découvrir son sport. C’est un point important et même vital pour nous, petit club, petite association. C’est un état d’esprit que j’essaie de communiquer. Nous sommes une association, nous avons besoin de la participation de tout le monde. Nous ne sommes pas un club privé où tu payes ta cotisation et tu vas au cours qui te plaît. Ici, il faut être acteur, essayer de rendre ce qu’on te donne. C’est ça, pour moi, le fameux esprit associatif.
Si tu prends ton sac, tu joues, tu te douches, tu rentres chez toi et tu remets ça la semaine d’après, t’as rien compris… ou plutôt tu passes à côté de choses extraordinaires.

Quelles sont vos priorités ?
Déjà, trouver et mettre en place un encadrement suffisant, de qualité, avec uniquement des bénévoles, ce qui peut devenir rapidement un casse-tête.
Il faut aussi maintenir des finances saines avec une gestion efficace. On deviendrait presque président d’un comité des fêtes ! On a besoin d’organiser des animations pour rentrer de l’argent. Le prix des licences ne permet pas au club de financer une saison. La part de réversion à la fédération est énorme (70 %). Nous avons la chance au BCBH d’avoir le soutien des municipalités de Cransac, Decazeville et Firmi, c’est un atout qui nous permet de travailler sereinement. Le comité d’animation, lui, nous permet de financer tout l’extra sportif (repas, goûter d’après match, sorties…)

Côté sportif, quels sont les objectifs pour les équipes seniors ?
Pour les garçons, qui retrouvent la Pré-Région (D1), l’objectif minimum est le podium. Après, faire en deux saisons le doublé champion D2 puis D1 est un challenge intéressant. L’équipe a mis à profit sa descente en D2 pour revenir plus forte. D’une sanction, c’est devenu un atout. Il fallait y croire et les joueurs ont fait le boulot.
Pour les filles, l’objectif est le maintien. Le principal inconvénient de cette équipe est la disponibilité des filles (raisons professionnelles). L’équipe peut être totalement différente d’un dimanche à l’autre. Difficile pour le coach Vincent Vermande de travailler dans la régularité ou de s’appuyer sur les points forts du match précédent.

Centre Presse Aveyron
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