Justice

Deux mois de prison pour le faux policier de la BAC de Millau

  • Bernard Salvador, le représentant du ministère public, avait réclamé une peine de cinq à six mois de prison ferme.
    Bernard Salvador, le représentant du ministère public, avait réclamé une peine de cinq à six mois de prison ferme. Repro CPA / Repro CPA
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Mercredi 6 novembre, les juges du tribunal correctionnel de Rodez ont condamné un individu à deux mois de prison ferme pour avoir usurpé l’identité d’un policier et dérobé 40 €.

Vers 4 heures du matin, le 8 juin 2014 à Onet-le-Château, trois jeunes sortant de boîte de nuit sont interpellés par un homme se présentant comme un policier de la BAC de Millau.

"Il nous a fait une queue de poisson, a allumé ses warnings et s’est garé devant nous, a expliqué devant les gendarmes une passagère du véhicule. Il a brandi ce que j’ai cru être une carte de police."

Le prévenu réclame alors le permis de conduire des jeunes victimes ainsi que la carte grise et l’assurance du véhicule. Très vite, il exige également de l’argent et de l’essence pour sa voiture.

L’une des victimes monte ainsi dans le véhicule du faux policier qui le conduit dans une station-service. Sa carte bancaire ne fonctionne pas et il l’oblige à retirer 40 €. À aucun moment, le prévenu n’a usé de la force. "Ce n’est d’ailleurs pas ce qui vous est reproché", rappelle la présidente de l’audience, Sylvia Descrozaille. Pour se justifier, il explique avoir été "en galère d’essence" pour rentrer chez lui après une soirée en boîte de nuit. S’il concède avoir demandé de l’aide aux victimes, il nie les faits d’usurpation d’identité. Le prévenu purge actuellement une peine de six ans de prison ferme pour des violences commises sur son fils mineur. Pour le représentant du ministère public, Bernard Salvador, "la crédibilité des victimes est probante. Elles ont eu la présence d’esprit de relever la plaque d’immatriculation du véhicule " du faux policier.

" À 4 heures du matin, avec l’esprit peut-être pas très clair, on comprend qu’ils aient pu se laisser abuser. De plus, sa défense est incohérente. Il a voulu nous faire avaler des couleuvres. S’il n’y a pas eu de violences physiques, ces faits sont tout de même une forme de violence." Et le magistrat de réclamer cinq à six mois de prison ferme.

L’avocat du prévenu, Me Bruce Flavier, dénonce "une peine sévère" au vu du préjudice : "40 €, pas de violence. Il a juste parlé un peu fort".

Après avoir délibéré, les juges l’ont condamné à deux mois de prison ferme.

Philippe Henry
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