Coupe de France (7e tour)

Football : n'en jetez plus, la Coupe est vide pour Rodez

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  • Dorian Caddy et les Ruthénois battus à Sète (2-0) il y a un an.
    Dorian Caddy et les Ruthénois battus à Sète (2-0) il y a un an. JLB / JLB
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Rodez se déplace à Auch samedi 16 novembre (14 heures) pour son entrée en Coupe de France. Une compétition qui, bizarrement, ne lui réussit plus ces dernières saisons.

Paradoxe saisissant : les Ruthénois de l’ère Peyrelade écrasent tout sur leur passage dans les championnats où ils passent, repoussant leurs limites en CFA, National, voire en Ligue 2. En revanche, et alors que le Raf reste pourtant historiquement un habitué des épopées, une aventure en Coupe de France se refuse toujours à eux. En sera-t-il de même cette année, alors que Pierre Bardy and Co entrent en lice demain (14 h) à Auch, dernier de National 3 ?
La contradiction est d’autant plus étonnante que le dénominateur commun des équipes coachées par Laurent Peyrelade depuis son arrivée sur le piton en 2015 (surtout après sa première saison) demeure la solidarité collective, cet ADN de guerrier tant décrit dans ces mêmes colonnes depuis de longs mois. Un des ingrédients capitaux dans la construction de parcours mémorables dans la doyenne. Mais élément qui a souvent fui les formations ruthénoises au moment de se présenter aux coups d’envoi des matches de Coupe.

Colère du président Murat, le chaud et le froid à Tahiti

Ainsi, le dernier 32e de finale, qui marque l’entrée des clubs de L1, date de la saison 2013-2014, un certain 5 janvier où le stade Paul-Lignon avait fait le plein (6 000 personnes) pour voir Montpellier éliminer le Raf (0-2). Les quatre dernières campagnes se sont, elles, toutes terminées par des déceptions. L’an passé, la sortie de route à Sète (2-0), pourtant évoluant un cran en dessous, a même fait sortir de sa réserve le président Pierre-Olivier Murat. Ses hommes avaient beau caracoler en tête du National, il n’y était pas allé avec le dos de la cuillère : « On a été zéro. Ce qu’ils (les joueurs, NDLR) ont fait est lamentable. On peut faire les marioles en National, être leaders, tout ça, si on n’est pas capables de se lever le cul là… »
Un agacement lié aussi au manque à gagner engendré par ce faux pas, mais surtout à la manière avec lequel il a été enregistré. D’autant qu’un an plus tôt, à ce même stade du 8e tour, c’est Fabrègues (N3) qui avait puni (1-1, 5-4 tab) le manque de rigueur des Aveyronnais. « On se prend un peu pour d’autres », lâchera même le latéral Jérémy Mellot. Une campagne 2017 marquée par le voyage à Tahiti au tour précédent, remporté 3-0, mais qui aura laissé des traces indélébiles pour le reste de la saison et qui a d’ailleurs valu à l’équipe, dans la foulée du retour en métropole, ses deux premières défaites en championnat. Désillusion également en 2015 avec un stop brutal à Colomiers (alors en CFA comme Rodez) dès le 6e tour (2-1 ap) ; ou la saison suivante à Istres (évoluant en DHR, mais dont le niveau de jeu ne correspondait pas forcément, les Provençaux ayant par exemple sorti Nîmes - L2 - au tour précédent), 1-0 au 8e tour.
Aujourd’hui en Ligue 2, les Aveyronnais ont un statut à assumer. Et une élimination avant les 32es serait véritablement fâcheuse.

Aurélien Parayre
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