L'Aveyronnais

Francis Duranthon, un expert en fossiles, fait de vieux os au Muséum de Toulouse

  • Né à Villefranche-de-Rouergue, Francis Duranthon a intégré le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse en tant que conservateur (âgé de 21 ans, le plus jeune  de France à l’époque). Près de quatre décennies plus tard, il est le directeur de cet établissement qui accueille plus de 320 000 visiteurs par an.	Rui Dos Santos
    Né à Villefranche-de-Rouergue, Francis Duranthon a intégré le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse en tant que conservateur (âgé de 21 ans, le plus jeune de France à l’époque). Près de quatre décennies plus tard, il est le directeur de cet établissement qui accueille plus de 320 000 visiteurs par an. Rui Dos Santos Centre Presse / Rui Dos Santos / Centre Presse
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Plus jeune conservateur de musée de l’Hexagone quand il est entré, en 1982, dans cet établissement, ce paléontologue né en 1961 à Villefranche-de-Rouergue est fidèle, près de quarante ans plus tard, à ce lieu qui accueille 320 000 visiteurs par an. Salarié de Toulouse Métropole, il est directeur du Muséum d’histoire naturelle, mais également de tous les autres musées et de nombreux monuments.

Tout a commencé sur le chantier de la maison familiale dans le Lot. à Saint-Jean-Lagineste très précisément. Jouant dans les fondations, il a ainsi trouvé un coquillage. Et sa voie en même temps. "C’est une vocation de gamin, confirme Francis Duranthon. J’ai voulu creuser la réponse de mon père, par rapport à la présence de ce fossile, quand il m’a dit qu’il y avait eu la mer et qu’elle s’était retirée. Au début, j’ai cru qu’il se moquait de moi". Ayant vu le jour en 1961 à la clinique Saint-Alain à Villefranche-de-Rouergue, d’une maman née Malgouyres, une vieille famille villefranchoise, et d’un papa lotois, il a quitté la Perle du Rouergue à l’âge de 2 ans, pour s’installer dans le Lot (Saint-Céré, puis Souillac). Mais, il a continué à passer toutes ses vacances jusqu’à l’adolescence chez papy et mamie, avec cousins et cousines, rue du Mercadial, à l’ombre de la collégiale Notre-Dame. Passionné de généalogie, remontant son arbre personnel jusqu’à la fondation de la Bastide en 1252, et de paléontologie, science des êtres vivants ayant peuplé la Terre aux époques géologiques, fondée sur l’étude des fossiles, il a fait des études de géologie à l’Université Paul-Sabatier de Toulouse. Il est entré au Muséum d’histoire naturelle de la Ville rose en 1982, devenant alors le plus jeune conservateur de musée de l’Hexagone. Il n’a d’ailleurs plus jamais quitté cet établissement, dont il est le directeur depuis janvier 2011. Lequel a accueilli 320 000 visiteurs en 2019. "Nous sommes le plus petit des gros musées européens, assure, avec une certaine fierté, le maître des lieux. Le deuxième en France après le Muséum national à Paris. Nous sommes à notre place !". Il a pris aussi, en 2018, la direction des musées gérés par Toulouse Métropole (soit une quinzaine de structures), et des principaux monuments de ce vaste territoire. Il est ainsi à la tête d’un effectif total de 430 personnes, dont 160 pour le seul Muséum sur le site des allées Jules-Guesde, près du Jardin des plantes. "C’est une PME culturelle avec des fonds publics, sourit-il. Je suis un chef d’orchestre, avec un très bel ensemble, un facilitateur. Sans négliger la dimension politique de ma mission".

L’occasion pour lui d’adresser un clin d’œil à son ami Benoît Decron, conservateur en chef du musée Soulages. "C’est une belle réussite. L’Aveyron et Rodez le méritent !, se réjouit-il. Je suis fier que cet établissement soit sorti de terre chez nous.

Et très heureux de voir ce que Benoît en a fait". Il reconnaît même volontiers : "Si j’avais les compétences, j’aimerais diriger ce musée Soulages". "Homme de terrain" (c’est ainsi qu’il se qualifie), Francis Duranthon cherche sans cesse l’équilibre entre son "double parcours" de scientifique et de directeur. "Ce sont deux casquettes différentes mais complémentaires qui me nourrissent", assure l’intéressé. Et de poursuivre : "Cela fera certes bientôt quatre décennies que j’ai poussé les portes du Muséum d’histoire naturelle mais j’ai eu la chance de multiplier les expériences. Je suis ouvert sur le monde et j’ai pu saisir des opportunités. Motivées souvent par deux valeurs qui me sont chères : le partage et l’engagement". D’autant que, malgré des journées déjà bien remplies, il organise et participe, par ailleurs, à de très nombreuses conférences et colloques. Il consacre ainsi une grande partie de son temps à la vulgarisation de la paléontologie, en ayant fait paraître notamment "des livres à l’approche scientifique simple mais rigoureuse".

Une passion aussi pour les polars

Père de deux enfants, un garçon maître de conférences à Strasbourg et une fille archéologue en Allemagne, aimant la randonnée "en particulier sur l’Aubrac", Francis Duranthon adore également lire des polars noirs. Notamment ceux écrits par Benoît Séverac, Pascal Dessaint ou encore Laurence Talairach, auteur de la série "Enquêtes au Muséum". Tiens, tiens ! Le scientifique villefranchois sera d’ailleurs "particulièrement gâté" cette année puisqu’il a été choisi pour être le président du jury du Prix Violeta Negra Occitanie (remis le 10 octobre), organisé par le festival Toulouse Polars du Sud.

Rui Dos Santos
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