Quilles de huit : "Cette période de convivialité va nous manquer"

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  • La saison passée, les quilles de huit comptaient 3 468 licenciés en France.
    La saison passée, les quilles de huit comptaient 3 468 licenciés en France. Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
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Que l’Aveyronnais qui n’a jamais lancé une boule de quilles de huit se dénonce ! Les compétitions de cette discipline caractéristique du département n’auront pas lieu cette année. Un crève cœur pour ses milliers de passionnés.

Pour le quilleur Didier Boularot, les quilles représentent 48 ans de sa vie. " J’ai commencé en 1972. À l’époque, à 15-16 ans, on jouait comme les adultes avec une boule de 5 kg et des quilles. " La particularité de ce sport qui se joue en été, c’est que tout le monde se connaît. " À chaque fois que je me déplace, on reconnaît du monde. Certains seulement de vue, mais ça fait toujours plaisir. "

Le Gageois rencontre encore du monde avec qui il était à l’école. " C’est rigolo car certaines personnes, on ne les voit pas tout au long de l’année, mais pour les quilles, elles sont là. De toute façon, quand il y a les gros événements comme les championnats de France, on voit toujours les mêmes têtes (rires). "

De génération en génération

Cette passion de ce sport se partage de génération en génération dans l’Aveyron. " Mon père pratiquait, je pratique, mes enfants pratiquent, et j’ai même mon petit enfant qui a commencé l’an dernier et qui se faisait une joie de reprendre cette saison. Il attendra l’année prochaine. Cette période de convivialité va nous manquer ", raconte-t-il.

Pour Georges Mongauze, autre passionné qui habite à Balsac, la découverte des quilles s’est faite différemment. "J’arrivais de Corrèze, et les dimanches après-midi j’entendais du bruit sur la place du village. Je suis allé voir, et depuis 1985 je fabrique des boules (rires)."

Les quilles de huit se partagent de génération en génération, mais aussi se pratiquent entre les différentes générations. " Cette année, j’aurais dû jouer avec trois jeunes, qui, si on regroupe leur âge, n’arrivait pas au mien, en rigole le Gageois de 64 ans. C’est ça aussi les quilles. J’ai autant de copains qui ont 20 ans, que 60, ou encore 80 ans. Et mon fils de 30 ans qui joue, c’est pareil. C’est la mixité des âges. "

"Famille"

Une analyse que partage Georges Mongauze, l’Aveyronnais d’adoption. Pour lui, les quilles de huit " sont un virus. C’est un sport tellement sympa, sans rancune. Parfois ça râle un peu, mais c’est vite oublié. Pour résumer, les quilles sont un mélange de rencontre, de famille et de convivialité. "

Et quand on aime les quilles, on les aime jusqu’au bout. Tous les lundis, Didier Boularot va chercher les résultats dans les journaux. " Je m’amuse à regarder les résultats. Je prends ma calculatrice et je contrôle les moyennes. Je commente aussi qui a fait de beaux résultats, qui me déçoit… C’est mon dada et ça m’amuse. Mais comme dans tous les sports, quand tu es passionné, tu te renseignes. Moi c’est pareil ! "

Une passion que les Aveyronnais ne pourront exercer en compétition qu’en 2021.

Alexis Bargallo
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