Football : les joueurs de Rodez approuvent la fin de saison prématurée

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    La saison est terminée pour les joueurs du Raf. Jean-Louis Bories / Reproduction Centre Presse / Jean-Louis Bories
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Plusieurs footballeurs ruthénois estiment que l’annonce de ne pas reprendre la saison en raison de l’épidémie de Covid-19 est une bonne décision.

Personne ne le savait à ce moment-là, mais la victoire face à Guingamp (2-1), le 6 mars, constitue la dernière rencontre de la saison du Rodez Aveyron football. Près de deux mois plus tard, le coup de sifflet final a été donné par le Premier ministre, Édouard Philippe, en raison de l’épidémie de Covid-19. Une décision accueillie avec compréhension par les joueurs ruthénois.

"Je pense que c’était la meilleure chose à faire, estime le capitaine, Pierre Bardy. Le football reste un jeu. S’il y avait le moindre risque, il fallait arrêter. C’est ce qui a été fait." "La santé passe avant tout, approuve David Douline. Si on avait repris et que des joueurs ou des dirigeants aient des problèmes à cause du foot, cela aurait été insensé."

Les joueurs avancent l’argument de la santé, même s’ils ne font a priori pas partie des personnes les plus à risques (personnes âgées, en surpoids, etc). Mais le cas de leur homologue de Montpellier, Junior Sambia, qui a été placé en réanimation avant de quitter l’hôpital, ce week-end, ne leur a pas échappé. "Cela fait réfléchir, reconnaît David Douline. On se dit qu’on peut être impacté fortement." Et l’entourage des joueurs, aussi, peut être concerné. "Ce n’est pas un virus anodin, il faut se protéger. Je ne veux pas le ramener à la maison", avance Joris Chougrani, jeune père de famille.

"Cela aurait été un non-sens de continuer"

Pour les Ruthénois, il était par ailleurs difficile d’envisager à quoi aurait ressemblé la suite de la saison avec les adaptions dictées par la crise sanitaire. "Je ne sais pas trop comment se seraient passés les déplacements, alors que les avions ne peuvent pas voler et que les hôtels et les restaurants sont fermés, remarque Joris Chougrani. À mes yeux, la décision prise est la bonne, car il y aurait eu beaucoup trop de choses compliquées à gérer." À commencer par l’organisation des entraînements, peut-être par petits groupes et avec une distance minimale de quatre mètres entre les joueurs, selon ce qui avait été recommandé par des médecins de clubs professionnels avant les annonces d’Édouard Philippe.

Une reprise de la compétition serait par ailleurs passée par l’obligation d’effectuer régulièrement des tests sur les joueurs. "Cela aurait été un non-sens, tranche David Douline. Comment aurait-on expliqué aux hôpitaux qu’il n’y a pas assez de tests, alors qu’on en aurait utilisé beaucoup pour le foot ?"

En phase avec la décision d’arrêter la saison, les sang et or ont cependant un petit regret de ne pas aller au bout de la saison. "Nous sommes des passionnés, nous adorons nous entraîner et jouer des matches. En ce moment, nous nous apprêtons à avoir quatre ou cinq mois sans jouer, ce n’est pas facile", avance David Douline. "J’aurais bien aimé qu’on joue les dix matches qu’il nous restait, quitte à finir la saison en juillet ou en août", estime Ugo Bonnet, en faisant référence à un scénario qui avait été évoqué pour que les compétitions puissent aller à leur terme. Mais la saison n’ira pas jusqu’à son terme et les joueurs peuvent déjà se tourner vers le prochain exercice.

La fin prématurée de la saison aura apporté au moins une bonne nouvelle dans le clan ruthénois : le maintien en Ligue 2. Classé 16e au moment de l’arrêt du championnat, le promu voit son bail prolongé d’un an au deuxième échelon. En bonne position pour décrocher leur objectif sur les terrains (ils comptaient six points d’avance sur le barragiste), les joueurs n’ont plus à regarder derrière eux. Et pour eux, la fin prématurée n’est pas synonyme de maintien au rabais. "La saison n’aura duré que 28 matches, mais nous n’avons pas été une seule fois dans la zone rouge", souligne David Douline. "La situation est un peu frustrante, mais on peut se dire qu’on a fait le job", complète Joris Chougrani. Le défenseur n’a qu’un seul regret : "Comme nous sommes loin des terrains, nous n’avons pas pu fêter le maintien ensemble..."

Guillaume Verdu
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