Pierre-Jean Malgouyres est l’archétype d’une superbe réussite française en Asie

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  • Travaillant ici avec l’architecte Jean-Paul Cassia, Pierre-Jean Malgouyres (à droite) est directeur général du groupe Archetype; comptant plus de 1 000 salariés.	DR
    Travaillant ici avec l’architecte Jean-Paul Cassia, Pierre-Jean Malgouyres (à droite) est directeur général du groupe Archetype; comptant plus de 1 000 salariés. DR Repro CP / / Repro CP
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Originaire de Cabanès, âgé de 47 ans, cet ingénieur est le directeur général d’un groupe spécialisé dans le conseil en construction, avec plus de 1 000 salariés et implanté dans 15 pays. Après avoir passé beaucoup de temps dans les avions, ce passionné d’histoire a décidé de poser ses valises en aôut 2019, avec Regina son épouse et Estelle, leur fille, dans le hameau, situé tout près de Naucelle, où vit sa famille depuis 1824.
 

Pierre-Jean Malgouyres est un chef d’orchestre. Avec sa baguette, il dirige un ensemble qui compte plus de 1 000 membres, qui œuvrent, à l’unisson, dans 23 bureaux situés dans 15 pays, la plupart en Asie. Et, pour faire vivre cette symphonie en art majeur, pour qu’elle donne sa pleine mesure, il est, le plus souvent, assis à son bureau installé au cœur de la campagne aveyronnaise. Incroyable mais vrai ! Pierre-Jean Malgouyres est, en effet, directeur général d’Archetype, un groupe fort donc d’un bon millier de salariés et qui pèse un chiffre d’affaires de 35 M€, dont le siège est à Hô Chi Minh-Ville (plus connue sous le nom de Saigon), au sud du Vietnam. Il est implanté dans quinze pays : onze de manière importante (Bangladesh, Chine, Cambodge, France, Indonésie, Thaïlande, Mongolie, Birmanie, Inde, Philippines et Vietnam) et quatre de façon plus discrète (Kazakhstan, Singapour, Laos et Sri Lanka). Archetype Group est un des plus grands cabinets de conseil en construction privés en Asie-Pacifique avec des services de base en architecture et planification générale, ingénierie du bâtiment et des infrastructures, ingénierie industrielle et des processus et projet, construction et gestion des coûts. "Notre expertise couvre des secteurs clés de la construction tels que les bâtiments et l’immobilier, l’industrie et la fabrication, l’énergie et les infrastructures", détaille le directeur général aveyronnais. Depuis 2002, Archetype a été impliqué dans de nombreux dossiers différents. Pierre-Jean Malgouyres en liste un (petit et rapide) aperçu :

"Nos références bâties incluent des projets immobiliers prestigieux tels que la tour MahaNakhon à Bangkok, le palais Taj Mahal à Mumbai, la Capitale (hôtel Four Seasons) à Jakarta, la Perle de Saigon à Hô Chi Minh-Ville, l’aéroport international de Siem Reap, Shangri-L’hôtel à Ulaanbataar, Yoma Central à Yangon, les Galeries Lafayette à Shanghai, la Tour ADB à Abidjan ou le siège du conseil régional à Paris". Le plus souvent pour des clients aux épaules larges : Heineken, Schneider, Dassault, Heinz, Unilever, Danone, Sanofi, Coca Cola ou encore Mars". Le vaste portefeuille de références industrielles comprend des usines et des complexes pour toutes ces sociétés et bien d’autres.

La 7e génération à Vivre à Cabanès !

Pierre-Jean Malgouyres est né à Rodez, le 17 septembre 1972, à la clinique du docteur Garrigues (sa maman s’en souvient très bien car elle travaillait là !). Il a grandi à La Borie Basse, sur la commune de Cabanès, un hameau où vit sa famille depuis 1824. Une fête est d’ailleurs envisagée afin de célébrer ce bicentenaire (lire en page suivante). Il est donc la 7e génération de Malgouyres à se succéder dans ce charmant village situé près de Naucelle, créé par des moines. Passionné d’histoire et par les vieilles pierres, il s’est penché sur l’arbre généalogique et il a retrouvé des traces jusqu’au 17e siècle.

C’est là également, au cœur de ce hameau de La Borie Basse, que ses parents, qui possèdent aujourd’hui trois gîtes, ont été les pionniers de la formule "Camping à la ferme". C’était en 1968. Du coup, Pierre-Jean Malgouyres n’est jamais parti en colonie de vacances. Ce sont les autres qui venaient à lui et bon nombre de ces enfants de campeurs sont ainsi devenus des amis. Après le collège Saint-Martin à Naucelle, puis le lycée Sainte-Marie à Rodez, où il a décroché un bac C, le jeune étudiant aveyronnais devait intégrer l’Insa à Toulouse. Il avait tout prévu... sauf la mention bien, sésame indispensable pour pousser les portes. Il a bien rejoint cette école d’ingénieurs mais à Lyon. "Une aventure pour moi qui était casanier !", se souvient l’intéressé. Un changement de cap (géographique) qui ne l’a toutefois pas empêché de construire le curriculum vitae qu’il possède aujourd’hui. Après un 3e cycle à HEC entrepreneur à Paris, "qui m’a ouvert l’esprit", il a été recruté par le groupe Bouygues (Francis Bouygues était d’ailleurs son modèle) où il devait effectuer une mission à l’étranger. Il avait coché l’Angleterre, les états-Unis ou l’Espagne, "ne voulant pas une destination exotique". Il a hérité de... l’Angola. Et a dit non ! Ingénieur en génie civil, il a trouvé un poste chez Schneider et il a été envoyé aux Philippines. Il est parti en mai 1997 pour son premier vol long courrier. Travaillant à 90 minutes de Manille (il faisait la route tous les jours en voiture), il a très vite hérité des clés du gros projet en cours. Avec un salaire de 1 500 dollars, sans compter une indemnité pour l’hébergement de 1 000 dollars. C’est là aussi qu’il a rencontré Regina, une Philippine qui est devenue son épouse et la maman de leur fille Estelle, née à Manille et âgée aujourd’hui de 10 ans. Salarié durant toutes ces années, il a fini par voler de ses propres ailes, créant, avec deux autres Français, en 2002, Archetype, une agence d’architecture et d’ingénierie. Si elle a vu le jour au Vietnam, où elle a toujours son siège social, elle a poussé les murs, en Thaïlande, en Inde, en France, au Laos, au Sri Lanka, en Indonésie... Son pavillon flotte aujourd’hui dans quinze pays. Désormais majeur, le bébé a bien grandi. Pierre-Jean Malgouyres s’est lassé de cette vie d’expatrié. Après trois années de gros travaux (il rentrait 5-6 semaines l’été, puis 2 semaines à Noël), celui qui préfère "développeur" à chef d’orchestre a donc posé ses valises, avec toute la famille, en août 2019, dans la maison du hameau de La Borie Basse.

Les pieds dans la terre mais avec un œil toujours tourné vers l’Asie.

Rui Dos Santos
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