Yoan Grimal répond à L214 en ouvrant les portes de sa ferme de Rullac

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    Yoan Grimal a accueilli plusieurs journalistes Ph.R. / Reproduction Centre Presse / Ph.R.
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Dénoncé par L214 pour le traitement de ses agneaux dans son entreprise de Rullac, Yoan Grimal a attendu que la colère "redescende"

Quand on arrive à Parizot, ce qui surprend en premier lieu, c’est la sympathie du site. De belles maisons, un paysage dégagé et reposant et une exploitation… qui ne ressemble pas aux autres. Avec l’unité de méthanisation reconnaissable à son dôme, ces hangars accolés les uns aux autres, dotés chacun leurs grands silos, ces grandes allées nickel où circulent régulièrement de semi-remorques ou des tracteurs, on est peut-être plus proche de l’industrie. Un mot qui fâche en agriculture. "Si vous survolez le site en drone, effectivement, ces bâtiments, ça peut choquer". Yoan Grimal en convient.

Ces bâtiments ne sont ni plus ni moins que des bergeries. Il y en a une vingtaine en tout. Récemment, son exploitation d’engraissement d’agneaux s’est retrouvée dans les images diffusées par le groupe L214 qui, voulant pointer la filière roquefort, dénonçaient les conditions d’abattage aux abattoirs d’Arsac et les conditions dans lesquelles se trouvaient les agneaux, chez Yoan Grimal, à Rullac, en plein cœur du Ségala.

"Sur le moment j’étais très remonté, et je n’ai pas voulu répondre. J’ai attendu que la pression retombe pour vous proposer une visite en forme portes ouvertes. Vous pouvez poser les questions que vous voulez. En revanche, je ne commenterai pas les images d’Arsac. Je ne travaille pas avec eux d’ailleurs. Je dirai juste que cet abattoir est un très bel outil". Devant lui, quelques journalistes, et un représentant du groupe Cose, mis en place pour défendre et promouvoir l’agriculture.

En définitive, Yoan Grimal n’a pas réellement envie de répondre aux militants du groupe L214. "Ils sont contre l’élevage, il n’y a rien à faire". Rapidement, après avoir présenté l’exploitation familiale, sur laquelle il est cogérant avec son père et qui emploie une dizaine de salariés, il amène les journalistes sur le "lieu du crime". Là où les images de L214 ont été tournées. "C’est la première bergerie qui a été montée dans l’exploitation. Vous verrez qu’elle n’a rien à voir avec les autres".

100 000 agneaux par an

Il explique la torche, qui a "attiré les agneaux et donné cette impression de masse sur les images". Reconnaît que ce n’était pas bien de laisser "cet agneau malade comme ça, dans le coin infirmerie.". Mais en aucun cas, pour lui, ces images ne sauraient résumer son exploitation.

Sans s’emporter, sans s’étaler sur la polémique, il répond aux questions comme il les devance. L’exploitation voit passer 100 000 agneaux par an, travaille avec 200 éleveurs de brebis qui sont dans le rayon géographique de roquefort. Ces agneaux arrivent à presqu’un mois et restent cent jours. Ils sont destinés à la grande distribution.

De quatre à deux agneaux par m2

Sans y paraître, la discussion tourne autour du bien être animal lorsqu’on pénètre dans ces bergeries plus modernes qui voient passer les trois quarts des agneaux. Yoan Grimal parle de "déconcentration". "Au fil du temps, on est passé de quatre agneaux au mètre carré à deux" Ce qui frappe à l’intérieur, c’est la luminosité, "le meilleur des remèdes" la douceur de la température alors que dehors, un soleil de plomb brûle le Ségala. " Moi, un animal en bonne santé, c’est tout ce que je veux. C’est mon fonds de commerce ".

Dans une autre bergerie, il montre les brumisateurs mis en place. "Pour soigner aussi avec la diffusion d’huiles essentielles". Quand on lui demande la mortalité annuelle, il répond " 96 % des animaux sortent d’ici en bonne santé". Quand on lui dit qu’à cette période de l’année, il pourrait mettre les agneaux à pâturer, il répond " il fait 18 à 20 degrés dedans, ils ont une nourriture saine, de l’eau toujours propre, vous croyez qu’ils ne sont pas bien ". Il va plus loin. Explique être en contact avec Welfarm, une association qui milite pour le bien-être animal. "La question du moment, c’est éviter l’ennui des animaux en leur proposant des jeux". On a envie de sourire, lui pas trop. "Je n’ai aucun a priori. J’écoute, je regarde. Si cela peut permettre aux animaux d’être en meilleure santé, pas de problème".

Ce qui surprend, c’est cet agriculteur chef d’entreprise qui, dans ce patchwork de petites fermes ovines du pays roquefort, s’est spécialisé avec succès dans l’engraissement des agneaux. Tout en se fondant dans le paysage.

JDM
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Les commentaires (1)
Anonyme16384 Il y a 24 jours Le 11/07/2020 à 22:48

Il est évident que ce monsieur montre ce qu il veut montrer . L214 n invente pas des images prises de l interieur .déjà la taille de la société fait frémir ! Vous êtes à long terme finis ! Les français un jour évolueront et interdiront ce genre de pratique !