Les stations de ski de l'Aubrac pourront ouvrir à Noël, sans sa "magie"

  • On pourra s’oxygéner à Noël sur le plateau de l’Aubrac mais skier ?
    On pourra s’oxygéner à Noël sur le plateau de l’Aubrac mais skier ? O.C.
Publié le , mis à jour

Si les stations de sports d’hiver de l’Aubrac, peuvent être ouvertes lors des vacances de Noël, les remontées mécaniques et les restaurants ne fonctionneront pas avant le 20 janvier, en raison de la situation sanitaire.

L’annonce du gouvernement jeudi 26 novembre fut pour le moins inattendue concernant les stations de ski dont certaines ont organisé hier des manifestations dans les Alpes. "On y a cru jusqu’au bout, l’annonce du Président a tout changé, cela nous a tous surpris et c’est mal engagé". La déclaration de Denis Garat, responsable de la station de Laguiole, résume l’imbroglio dans lequel le gouvernement semble s’être pris les pieds dans la poudreuse. En somme, les gens pourront venir s’oxygéner durant les vacances de Noël mais les remontées mécaniques tout comme les restaurants ne fonctionneront pas avant le 20 janvier. Ce qui a étonné aussi Vincent Alazard, maire de Laguiole : "On est un peu surpris, ça fait tard. On perd la magie de Noël." La magie est perdue et un pan d’économie aussi. "C’est compliqué sans coin de restauration, on est malheureux pour ces établissements. L’accueil est amputé", poursuit l’édile.

Négociations

Face à cette incompréhension mêlée d’inquiétude, les négociations sont en cours entre les responsables politiques et les professionnels des stations de ski. " On demande à ouvrir plus tôt, le 4 janvier mais cela reste au conditionnel. On avance au jour le jour, on est dans l’attente, c’est le flou ", poursuit Denis Garat en lien avec Domaine skiable de France en charge. D’autant que la perte financière nationale est estimée à deux milliards d’euros et le gouvernement qui prône une coordination européenne, n’est pas suivi. Et l’emploi est évidemment concerné. "On a reporté les réunions du personnel et pris des mesures de chômage partiel pour certains", annonce Denis Garat.

"Les saisonniers de la fonction territoriale comme c’est mon cas n’y ont pas droit ", précise Gonzalo Diaz, responsable de la station de Brameloup. Pour autant, les stations de l’Aubrac ont préparé la saison avec un passage de la commission sécurité le 3 décembre, et mutualisé les commandes de masques et gels hydroalcooliques. " On s’adaptera mais il faut la neige. On pourra maintenir une activité avec la luge en accès libre ", avance Denis Garat.

Problèmes de fond

Quid du ski de fond et des sorties en raquettes ? Les instances ont partiellement répondu – ou à côté – en autorisant ces pratiques pour "s’oxygéner" sur 20 km. "Ça veut dire quoi ?" interroge légitimement Gonzalo Diaz, "c’est un vrai problème, faut-il damer pour le fond, sécuriser au cas où, où louer le matériel ?" Autre question pleine de bon sens concernant la restauration : "On prend à emporter mais on mange où ?" En ce sens, France Ski Fond a adressé un courrier au préfet de Savoie, responsable de cet épineux sujet, pour demander des éclaircissements. "On ne peut pas généraliser, cela demande un traitement particulier pour le fond et l’alpin", rappelle en acteur de terrain Gonzalo Diaz qui comprend aussi la décision gouvernementale : "Je ne m’y attendais pas, j’étais partagé. Un ami qui exerce à Avoriaz m’a éclairé. Il y a là-bas quinze blessés par jour, et pas de la bobologie. La fermeture des stations a pour but de ne pas surcharger les hôpitaux."

En fonction de l’évolution de la situation sanitaire qui s’avère encourageante depuis quelques jours, les acteurs du ski espèrent toujours ouvrir. "C’est évolutif. Le 15 décembre ouvre une autre phase de déconfinement, on peut monter au créneau…" espère Denis Garat. Tout cela dépend aussi, et surtout, de l’arrivée de la neige sur le plateau. L’an dernier, la station de Laguiole avait connu 23 jours d’exploitation dont dix jours pleins. Une incertitude supplémentaire à laquelle ce dernier préfère entrevoir la lumière. "On espère avoir un vrai hiver. Quand on voit le monde qu’il y a eu sur l’Aubrac cet été pour s’oxygéner, c’est certain que les gens seront nombreux cet hiver si la neige est là."

Mouvements dans les stations

Vincent Alazard succède à Jean-Claude Fontanier à la tête du syndicat mixte des stations de l’Aubrac aveyronnais et Christian Bichwiller a quitté la station de Brameloup pour prendre en charge celle du Fer à Cheval à Nasbinals. Quant à la station de Saint-Urcize dans le Cantal qui avait fait le buzz en se déclarant candidate aux Jeux olympiques d’hiver 2022, Philippe Reversat a passé le relais à son fils.

 

Olivier Courtil
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