Cantoin : toutes les cornemuses du monde sont à Vines

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Publié le

La Maison de la cabrette, à quelques kilomètres de Cantoin abrite un fabuleux musée qui vaut mille fois le détour. Pour ce pan de l’histoire auvergnate qu’il raconte et ces cornemuses qu’il met en lumière dans une scénograpghie majestueuse.

C’est à Vines, à quelques kilomètres de Cantoin, sur le plateau de l’Aubrac, au cœur d’un paysage à couper le souffle avec cette vue plongeante sur le lac de Sarrans que se niche la Maison de la cabrette. Un nom bien humble pour cette bâtisse discrète qui abrite un véritable trésor. Pensez donc : une représentation de toutes les cornemuses du monde y est mise en lumière dans un univers dessiné par la scénographe parisienne Laurence Falzon, qui œuvre pour les plus grandes maisons de luxe.

Et parmi ces cornemuses, il y a donc la cabrette. "Celle qui a fait que les Auvergnats sont devenus à une époque les maîtres de Paris" sourit Jean-Louis Claveyrole, animateur en chef de ce musée. "Le tout-Paris venait aux soirées de bal à la musette, c’est ainsi que l’on appelait les soirées où l’on jouait de la cabrette. En une soirée, le cabretaïre gagnait plus qu’un ouvrier spécialisé en un mois. " Puis vinrent les Italiens avec leur accordéon, les Corses avec leur envie de prendre une part du gâteau de ces soirées qui rapportaient beaucoup, les noirs américains avec leur banjo et leurs percussions…

"Chaque cornemuse a un son bien distinct"

S’il est capable de construire une cabrette avec toute la rigueur qu’elle demande, le musée a d’ailleurs reproduit l’atelier d’un fabricant de Marcolès, dans le Cantal, Jean-Louis Claveyrole sait aussi vous conter merveilleusement bien toute l’histoire qui s’est animée autour de cette cornemuse auvergnate, mais aussi les histoires de chacune des cornemuses du monde qui brillent derrière les vitrines de ce musée. "Et pour chaque cornemuse, nous avons enregistré le son qui va avec, détaille l’hôte des lieux en montrant les audioguides. Car chaque cornemuse a un son bien distinct."

Ce musée qui fait la fierté de celui qui en est à l’origine, et que l’on a pris parfois pour un fou quand il se lança dans cette aventure : l’ancien maire André Raynal. Il pourrait écrire un livre sur ce musée et tout ce qu’il a engendré comme belles histoires, belles rencontres. De cette cornemuse acquise en Azerbaïdjan via un diplomate, à celles obtenues avec la complicité de sommités internationales, en passant par cette vielle Bajot offerte par une nonagénaire juste avant sa mort, et membres des auvergnat des Alpes.

Des expositions temporaires

Car la maison de la cabrette fait la part belle à tous ces instruments qui ont joué avec la cornemuse. Un étage leur est consacré, où l’on retrouve des vielles Bajot, l’histoire de l’accordéon… un espace est également réservé à des expositions temporaires. Ainsi, après les œuvres du peintre Busset, prêtées par le musée Quilliot de Clermont-Ferrand, la maison de la cabrette prépare une exposition sur toutes les publicités pour les instruments de musique.

"On peut se demander pourquoi il y a un tel musée, ici, à Vines. Et je répondrai, d’abord pourquoi n’aurions-nous pas le droit d’en avoir un ? Mais surtout, car c’est au sein de cette communauté de communes, regroupant Cantoin et Sainte-Genenviève, que se concentrait la plus grande partie des fabricants de cabrette du massif central. C’est ici qu’elle a ses racines ", explique André Raynal. Un savoir-faire qui malheureusement se perd, qui plus est parce que les facteurs, nom donné à ces fabricants d’instruments, qui jouissait d’une renommée incroyable, étaient enterrés, comme le voulait la tradition, avec leur secret de fabrication et leurs outils.

Pour que la mémoire ne s'envole pas

Heureusement, des passionnés, qui comme beaucoup dans ce cas-là, sont passionnants, ont tout mis en œuvre pour que ce ne soit pas la mémoire de cette histoire qui s’envole dans le ciel de l’Aubrac, mais bel et bien le son si particulier de ces cornemuses qui ont fait les heures de gloire des aïeux auvergnats.

Le musée est ouvert, en période de vacances scolaires, vendredi, samedi, dimanche de 14 h à 18 h. Hors vacances scolaires : vendredi et samedi de 14 h à 18 h Contact : Claveyrole Jean-Louis au 06 43 32 48 88. Mail : maison.cabrette@orange.fr. Tarif : 8€ par personne. Groupe de plus de 12 personnes : 5€. Gratuit pour les moins de 16 ans

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Philippe Routhe
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