Millau : Marina Di Giorno, une double personnalité aux univers décalés

  • Marina Di Giorno a parcouru les scènes du monde entier. En Aveyron, elle est la directrice artistique du festival Classico Frenzy.
    Marina Di Giorno a parcouru les scènes du monde entier. En Aveyron, elle est la directrice artistique du festival Classico Frenzy.
  • Marina Di Giorno, une double personnalité aux univers décalés
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  • Marina Di Giorno, une double personnalité aux univers décalés Marina Di Giorno, une double personnalité aux univers décalés
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    Marina Di Giorno, une double personnalité aux univers décalés
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Marina Di Giorno a connu une évolution fulgurante de pianiste concertiste à rock star. Bardée de prix, depuis l’âge de 14 ans, elle a ensuite enchaîné sur une longue formation classique de haut niveau à l’international, qui lui a déjà permis de parcourir le monde et les grandes salles comme soliste. Aujourd’hui, Marina dévoile un album rock, où le classique reste toujours présent, comme un clin d’œil.

Une "personnalité caméléon". C’est ainsi que se définit elle-même Marina Di Giorno. Pianiste et concertiste de renommée nationale et même internationale, la Millavoise d’adoption n’est plus à présenter dans le milieu de la musique classique. Mais pour la première fois de sa carrière, c’est vers la pop et le rock que l’artiste se tourne aujourd’hui. Une envie, qui lui trottait dans la tête depuis plusieurs années, et qui a finalement trouvé sa concrétisation pendant le deuxième confinement. "J’ai toujours eu un univers éclectique et je ne voulais pas me cantonner à une seule chose. Mais c’était sans doute une forme de crainte de ne pas m’y lancer dans un premier temps", avoue celle-ci. Sa révélation, elle l’a eue en faisant ses premières scènes rock et notamment en partageant l’affiche avec Michael Jones l’année dernière. "On a repris du Goldman, du Johnny Hallyday, du Queen… J’ai donc décidé de m’y consacrer, sans non plus oublier la musique classique. C’était important pour moi de me développer dans ces deux univers."

Un personnage loufoque et déjanté

Alors pendant le confinement, faute de concerts, Marina s’est mise à composer, des titres pop-rock. Puis, en mars 2021, elle est entrée en studio pour y faire naître un album, qui sortira courant septembre. "C’est un album, qui retrace mon vécu, et qui développe un nouveau personnage, car je ne serai plus Marina Di Giorno, mais Miss M’Harley". Miss M’Harley, c’est un personnage un peu "loufoque et déjanté", que l’on pourrait penser tout droit sorti d’un film de Tim Burton. Bien loin des clichés de la musique classique donc. Pourtant, dans cet album, le classique reste quand même présent, comme un clin d’œil. Si la prédominante est très pop-rock, avec quelques influences électro, "il y a des références à la musique classique, surtout dans les intros", glisse Marina Di Giorno. Et puis, il y a un morceau, tiré de la Danse macabre de Saint-Saëns, d’après le poème symphonique d’Henri Cazalis. En somme, ses deux amours sont regroupées dans cet album, où l’on retrouve un peu de cette influence du groupe Queen, ce "rock très opératique", que la chanteuse admire beaucoup chez le quatuor britannique.

Côté texte, Marina Di Giorno a voulu mettre dans cet album, les valeurs auxquelles elle est attachée, mais aussi des choses personnelles. "Il y a des références à l’amour, à ma grand-mère, mais aussi à mes racines italiennes. Et puis il y a de la satire sociale, j’évoque les sujets de la société de consommation, de la protection de la nature, des sujets qui me sont chers." Un "album engagé", que l’artiste a voulu au plus proche d’elle-même aussi dans les deux reprises qui figureront sur cet opus : J’ai vu, de Niagara, mais aussi Born this way, de Lady Gaga, une artiste dont elle se sent proche, et qu’elle apprécie tout particulièrement. "Elle a beaucoup de caractère et elle est très sensible en même temps. J’aime cette dualité." Une dualité que l’on retrouve ainsi chez Marina Di Giorno, à la fois rockeuse, mais aussi concertiste classique. Car la carrière de Marina, c’est avant tout la musique classique. C’est à trois ans et demi que celle-ci touche pour la première fois un piano. Issue d’une famille d’artistes, de par sa mère, son oncle et son arrière-grand-mère, Marina a "toujours baigné dans l’univers artistique. Il y avait un piano à la maison, alors je me suis naturellement tournée vers cet instrument. Je reproduisais des sons…" Jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que la petite Marina avait l’oreille absolue.

"Nous enlever les concerts, c’est nous enlever notre oxygène"

S’en sont suivies les plus hautes études de musique à un très jeune âge. À seulement 14 ans, elle entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris puis à la haute école de musique de Genève. Entourée des plus grands professeurs et maîtres du piano, "j’ai pu avoir une formation complète". Ce qui l’a amené à jouer avec les plus grands orchestres en France, mais aussi à l’étranger : en Chine, en Russie, aux États-Unis… Aujourd’hui, celle-ci espère pouvoir retrouver la scène, dont elle a été trop longtemps privée en raison du Covid-19. "On espère pouvoir exercer notre art. Nous enlever les concerts, c’est nous enlever notre oxygène. Mais si tout va bien, il y aura plein de belles dates à venir." En tout cas, Marina promet une saison 2021-2022 riche pour la promotion de son album. Si tout va bien, évidemment. Et elle compte bien passer évidemment par Millau, "sa ville". "Je suis ravie de défendre cet album. C’est une nouvelle phase de ma vie qui débute, mais qui reste fidèle à l’ancienne", assure celle-ci.

 

Le festival classico frenzy : désacraliser le classique

Différentes casquettes, Marina Di Giorno en a. Et dans l’Aveyron, celle-ci revêt également celle de directrice artistique d’un festival : les Classico Frenzy. À travers différentes communes aveyronnaises, le festival propose des concerts, mais également des ateliers avec des solistes réputés, pour "ramener les plus grands noms du classique français et étranger en Aveyron", terre qui lui reste très chère.

Mais ce festival, c’est aussi et avant tout un festival intergénérationnel, qui fait la part belle aux scolaires. Car Marina attache une importance toute particulière à faire découvrir sous une autre forme la musique classique.

"Je ne sais pas d’où vient cette barrière"

"Le classique, il y a une façon de l’appréhender. Ce festival a aussi pour but de révéler cet art au public et surtout aux scolaires. L’idée c’est de leur faire découvrir cette musique, qui n’est pas diffusée à la radio", explique l’artiste.

Car Marina veut faire tomber les a priori sur la musique classique, jugée encore trop élitiste et difficile d’accès dans certains milieux. "On a le souhait de désacraliser tout ça. Je ne sais pas d’où vient cette barrière, qu’il n’y a pas dans certains pays…"

Nul doute que son image rock, qui a déjà fait venir Michaël Jones aux côtés des plus grands orchestres classiques pour ce festival, aidera à tuer ces clichés.

Lisa Puechagut
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