Villefranche-de-Rouergue : "Le vaccin devrait être de l’ordre de l’intime"

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  • Plus de 60 personnes du collectif Liber Tance ont manifesté mercredi, le long de l’avenue de Toulouse.
    Plus de 60 personnes du collectif Liber Tance ont manifesté mercredi, le long de l’avenue de Toulouse. C.I.
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Une partie des professionnels de la santé s’insurge de la mise en place de l’obligation vaccinale pour les soignants et de la mise à pied qui y est liée. Ils se sont réunis dans un collectif nommé Liber Tance.

L’obligation vaccinale pour les soignants a été "la goutte d’eau qui a fait déborder le vase" pour certains professionnels de santé. À Villefranche-de-Rouergue, à l’annonce de la mesure, un collectif nommé Liber Tance s’est créé pour défendre "leur liberté de choix" comme ils le déclarent dans une lettre ouverte. "Nous sommes principalement des professionnels issus du monde de la santé, confie l’une des membres du collectif, infirmière à Villefranche. Nous travaillons à l’hôpital, en Ehpad, il y a des médecins, des kinés, des ambulanciers, etc."

"Nous ne sommes ni anti vax, ni pro vax, nous sommes pour la liberté de choix, défend le collectif. Depuis que l’on parle de rentabilité dans le soin nos conditions de travail se dégradent de plus en plus et ce, bien avant la crise sanitaire liée à la Covid-19. En mars 2020 comme vous, nous avons eu peur pour nos proches, pour les patients, pour nous. Malgré tout nous nous sommes mobilisés, nous nous sommes investis, nous nous sommes adaptés devant ces situations inédites. La crise de la Covid-19 n’a fait qu’accentuer et mettre en lumière les problèmes préexistants (sous effectifs, fermetures de lits, manque de pérennité des emplois, etc.). S’en sont suivis après les différentes vagues de l’épidémie, de nombreux départs de soignants, ce qui a aggravé encore la dégradation des prises en charge de patients et des conditions de travail du personnel. Huit mois environ après les premières vaccinations, nous nous apercevons que les vaccins ont une efficacité moindre que celle annoncée par les scientifiques et les labos, avec une immunité vaccinale qui diminue dans le temps. Les personnes vaccinées continuent à transmettre le virus et à développer la maladie. Aujourd’hui malgré l’énorme pression psychologique que nous subissons, beaucoup d’entre nous sont déterminés, la mort dans l’âme, à perdre notre métier plutôt que d’accepter l’injection. Il en découlera une accentuation du désert médical et paramédical. L’accès aux soins déjà précaire va devenir problématique pour chacun d’entre nous."

Une manifestation mercredi dernier

Ayant peur pour "le futur de notre santé", le collectif Liber Tance a notamment manifesté mercredi après-midi avenue de Toulouse. Plus d’une soixantaine de personnes étaient présentes. "C’est une aberration car on nous prive de travail et de salaire pour nous obliger à faire quelque chose, explique l’une des présentes, une infirmière mise à pied le jour même en raison de son absence de vaccin. Le vaccin devrait être de l’ordre de l’intime. Si j’étais sûre qu’en me faisant vacciner, je protégeais mes patients, je le ferais. Mais là, nous n’en sommes pas sûrs. Cela rend les conditions de travail, qui étaient déjà difficiles avant la crise sanitaire, encore plus complexes. À force de presser les gens, ils craquent. Ce sont nos convictions et nous allons jusqu’au bout. C’est notre choix. D’autant plus que nous n’avons pas véritablement moyen de nous faire entendre. Quand nous faisons grève, nous sommes quand même réquisitionnés." Pour l’heure, c’est en étant mis à pied que certains membres du collectif défendent leur vision d’une liberté de choix avec le vaccin.

Hausse des arrêts maladies

Avant la mise en place de l’obligation vaccinale du 15 septembre, l’hôpital de Villefranche-de-Rouergue aurait enregistré une hausse des arrêts maladies. "Nous avons en effet enregistré une arrivée concentrée d’arrêts maladie d’une durée de deux mois qui touche certains de nos services, a expliqué le directeur Bertrand Périn à nos confrères du Villefranchois en soulignant que "certains de ces arrêts ont été établis par un médecin, en arrêt maladie également. Cet afflux de certificats nous fait craindre qu’il s’agisse de certificats de complaisance établis pour permettre à certains membres du personnel d’échapper à l’obligation vaccinale." L’hôpital a également reçu un courrier de trois pages du collectif lui demandant de ne pas appliquer les mesures du gouvernement. Une demande qui a été rejetée. Au niveau de l’organisation de l’hôpital, avec un "personnel en surchauffe" comme le précise le directeur, il est envisagé de déprogrammer certains rendez-vous et opérations. "Nous nous organisons comme nous le pouvons dans une situation qui était déjà complexe avant cet afflux d’arrêts maladie." 80 % du personnel présente toutefois déjà un schéma vaccinal complet.

 

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