Covid-19 : le variant Omicron plus contagieux mais moins dangereux ?

  • La traque du variant Omicron continue en France et à travers le monde.
    La traque du variant Omicron continue en France et à travers le monde. Repro CPA
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Alors que pour la première fois depuis plus d’un an, plus de 42 459 cas positifs sont recensés en France chaque jour en moyenne sur une semaine, avec samedi 4 décembre un pic de 51 600 cas de contaminations et que 10 millions de rappels ont été faits, le variant Omicron, en expansion dans le monde, suscite l’inquiétude. Sa contagiosité et sa dangerosité sont scrutées par les scientifiques du monde entier.

Depuis quelques jours, les scientifiques s’interrogent sur les degrés de contagiosité et de dangerosité du variant Omicron, à l'instar de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des autorités sanitaires de tous les pays.

Plus contagieux que le variant Delta

Sur le premier aspect, les premières études et constatations laissent penser qu’effectivement, Omicron est plus contagieux que l’actuel variant dominant, le Delta. C’est notamment le résultat d’une étude de scientifiques sud-africains dévoilée il y a quelques jours.

Anne von Gottberg, spécialiste des maladies infectieuses à l’Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD) a également expliqué qu’elle pensait qu’« une infection antérieure ne protège pas contre Omicron ». Selon ces premières observations, des personnes déjà infectées par le passé ont pu être recontaminées par Omicron, souvent avec des symptômes moins graves, a précisé la scientifique.

Dans une courte vidéo diffusée samedi par l’OMS, le Dr Maria Van Kerkhove, responsable technique de l’OMS pour le Covid-19, est revenue sur ces conclusions. Les scientifiques sud-africains « ont trouvé un risque accru de deux ou trois fois supérieur de réinfection » avec le variant Omicron, a-t-elle expliqué. « Nous savons que les gens peuvent être infectés à nouveau par le SARS-CoV-2 mais nous devons attendre pour comprendre vraiment ce que cela signifie à l’échelle mondiale. »

Besoin de recul

Sur la dangerosité, aussi, du variant, les scientifiques ont besoin de recul. Sur les 167 cas constatés en Europe (au 4 décembre), tous ceux pour « lesquels des informations sur la gravité sont disponibles étaient soit asymptomatiques, soit légers », explique samedi dans un communiqué le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Cet institut souligne aussi qu’« aucun décès n’a été signalé parmi ces cas jusqu’à présent. Ces chiffres doivent être évalués avec prudence car le nombre de cas confirmés est trop faible pour comprendre si le spectre clinique de la maladie avec Omicron diffère de celui des variantes détectées précédemment»

Enfin, pour le Dr Mike Ryan, directeur du programme d’urgence sanitaire de l’OMS, une « nouvelle infection (du Covid-19) ne signifie pas automatiquement une maladie grave », a-t-il expliqué samedi. Il faut surtout attendre de nouvelles données, notamment, pour savoir si les vaccins « continuent ou non de protéger contre les hospitalisations […] et la mort. À l’heure actuelle, il n’y a aucune raison de supposer qu’ils ne le feront pas. Nous n’avons tout simplement pas encore les données»

Centre Presse Aveyron
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