Pierre-Louis Arnal, ruthénois passionné producteur de cinéma

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  • Baignant depuis longtemps  dans l’audioviduel, ayant goûté  au phénomène télé Top chef, Pierre-Louis Arnal est producteur chez SND, filiale du Groupe M6. Baignant depuis longtemps  dans l’audioviduel, ayant goûté  au phénomène télé Top chef, Pierre-Louis Arnal est producteur chez SND, filiale du Groupe M6.
    Baignant depuis longtemps dans l’audioviduel, ayant goûté au phénomène télé Top chef, Pierre-Louis Arnal est producteur chez SND, filiale du Groupe M6.
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Originaire de Rodez, âgé de 32 ans, il a fait ses classes dans Top chef, entre 2012 et 2014. Après six années chez Golden Network (M6), il a rejoint SND en juin 2021.

Quentin Bourdy et Noémie Honiat, les deux chefs villefranchois, ne sont pas les seuls Aveyronnais à avoir participé à Top chef. Respectivement en 2012, lors de la saison 3, et en 2013, puis ensemble l’année suivante pour les retrouvailles entre dix anciens candidats. Ils ont même publié, à quatre mains, "Coup de foudre et coup de fourchette", aux éditions Eyrolles. Pierre-Louis Arnal a aussi pris part à l’émission culinaire diffusée sur M6. Pile poil à la même période. A la différence qu’il n’était pas au piano mais à la production de ce rendez-vous très suivi sur le petit écran. Il a en tout cas gardé contact avec les deux cuisiniers et "le courant est tellement bien passé" que ce sont eux qui ont mis la main à la pâte pour préparer le repas de son mariage, avec une Picarde, servi aux Terrasses de Majorac à Bozouls.

Né en septembre 1989 à Rodez, d’un père ruthénois et d’une mère originaire de région parisienne, Pierre-Louis Arnal a grandi dans le chef-lieu. Après avoir décroché un bac S au lycée François d’Estaing, il a opté pour une prépa à Toulouse, précisément à Saliège à Balma. "C’était le début de l’entonnoir, se souvient l’intéressé. Je visais une école de commerce. Le choix était donc assez évident". Il a ensuite traversé l’Atlantique pour trois ans à HEC à Montréal, avec un passage par la Suède dans le cadre d’un échange. C’est ainsi à son retour du Canada qu’il a postulé chez M6 pour un stage et qu’il a donc vécu l’expérience Top chef. "Cela s’est passé de manière assez conventionnelle, assure le trentenaire ruthénois. J’y ai mis beaucoup d’énergie durant deux ans, avec des contrats d’intermittence au départ. J’étais présent à la fois sur les tournages et en production. J’ai hérité d’un rôle de producteur, avec un spectre très large puisque j’étais aux manettes du financier, du juridique et de l’artistique".

Après une nouvelle formation, un master en science des médias à l’ESCP, Pierre-Louis Arnal a effectué un nouveau stage de six mois à M6 à la direction des programmes. "Il m’a ouvert clairement des portes, reconnaît-il. J’ai pu intégrer, en janvier 2015, Golden Network, un studio digital parisien du Groupe M6 dédié à la jeune génération". Il était en charge du développement et de la production des contenus externes pendant plus de six ans.

"Des liens forts" avec l’Aveyron

Il est alors resté dans une filiale de M6 en rejoignant SND (société nationale de distribution) avec, sur sa carte de visite, le titre de producteur. Il détaille son rôle : "Ma mission est d’identifier, de développer et de produire des films pour le cinéma, avec une ligne éditoriale grand public. Il y a eu, par exemple, Kamelott ou encore Les Bodin’s. Et là, je travaille sur le biopic de l’Abbé Pierre". Il sera d’ailleurs à Cannes la semaine prochaine. Il insiste sur le fait que "le producteur est celui qui reste le plus longtemps dans la vie d’un projet". Il explique : "On peut partir d’une bande dessinée, d’un film étranger, d’un livre, et accompagner la naissance jusqu’à la sortie en salle".

Avec quelles qualités ? Il n’hésite pas : "La curiosité, la rigueur, un sens commercial évident". Et un peu de nez aussi. Baignant dans l’audiovisuel depuis longtemps, Pierre-Louis Arnal fait montre toutefois "de beaucoup d’humilité" : "Je débute, j’ai encore énormément de choses à apprendre. J’espère continuer à prendre autant de plaisir qu’aujourd’hui lors des années à venir et aider les gens à raconter des histoires pour le 7e art".

S’il n’a pas bougé de la capitale depuis 2011 ("J’ai de l’affinité pour Paris depuis toujours, et même de l’émerveillement"), il n’a pas coupé le cordon avec l’Aveyron. "Mes liens de cœur sont très forts, confirme-t-il, avec un grand sourire. Je suis chauvin et je continue d’ailleurs à jouer au foot avec l’équipe de l’Ascap (cafetiers parisiens)". Il poursuit volontiers : "Je rentre au pays régulièrement, où je me pose chez mes parents au Monastère. Nos séjours sont encore plus fréquents depuis la naissance de notre petite qui a onze mois". Il conclut sur le sujet : "Je sers un aligot dès que je peux !".

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Rui DOS SANTOS
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