Documentaliste à France Télévisions, la Nord-Aveyronnaise Sandra Fel au cœur de l’information

Abonnés
  • Après plusieurs piges dans l’audiovisuel privé, Sandra Fel a rejoint les équipes de France Télévisions en 2020.	@SF Après plusieurs piges dans l’audiovisuel privé, Sandra Fel a rejoint les équipes de France Télévisions en 2020.	@SF
    Après plusieurs piges dans l’audiovisuel privé, Sandra Fel a rejoint les équipes de France Télévisions en 2020. @SF
Publié le

Après un double cursus en histoire et en langues et un master 2 – spécialité "documentation de l’histoire et du son" –, Sandra Fel a rejoint la grande maison de France Télévisions où elle occupe le poste de documentaliste audiovisuel. Un rôle sur mesure pour la jeune femme particulièrement épanouie dans, comme elle l’explique, "la boîte qui m’a vue naître professionnellement." Rencontre avec une passionnée.

Golinhac, Sénergues et Omps dans le Cantal. Voilà pour le triptyque, la potion originelle de Sandra Fel. Avec ses origines cantalo-aveyronnaises, la trentenaire qui aime à rentrer au pays le plus régulièrement possible, a de qui tenir. "Mes grands-parents sont montés à Paris dans les années cinquante pour prendre un café. Mes parents se sont rencontrés dans un groupe folklorique, La Bourrée montagnarde. J’ai moi-même poursuivi dans cette voie."

Pas question en revanche de poursuivre l’aventure restauration. "La question ne s’est même pas posée. Avec ma sœur, nous avons choisi tout à fait autre chose : l’image, développe Sandra. Ma sœur est manip en radiologie, moi documentaliste. Elle a choisi le traitement de l’image pour soigner, moi pour informer."

Documentaliste audiovisuel depuis sa sortie d’école, Sandra a rejoint le groupe France Télévisions voilà deux ans. Avant ça, elle a multiplié les piges. D’abord au Grand Journal sur Canal +. Puis sur D8, TF1, LCI. "Je suis même passée par Groland, plaisante-t-elle. Mais ce n’est pas l’expérience la plus marquante. J’ai eu un peu de mal à m’adapter au genre. Je suis restée un an."

Désormais salariée de la grande maison sise au 7, esplanade Henri de France, dans le XVe arrondissement de Paris, Sandra travaille pour deux pôles distincts. Le premier, "politique – économie" dédié, on le comprend, à la politique française et aux sujets économiques. Elle œuvre également dans le service "enquêtes et reportages" qui englobe la politique étrangère, les informations généralistes et le volet police, justice.

Prise de recul

Mais quel est finalement le rôle d’un documentaliste audiovisuel ? "Simple, explique Sandra. Quand un journaliste part, prenons un exemple, sur un sujet lié aux législatives, je me dois de lui fournir tous les documents dont il estime avoir besoin pour monter son sujet. Un sonore de Macron parlant de tel ou tel sujet, des illustrations de l’Élysée, des images d’un déplacement d’Élisabeth Borne en campagne etc."

Son terrain de jeu ? Les "archives maison" de France Télévisions – des milliers d’heures de rushes – "mais aussi des sources extérieures comme l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), des agences internationales comme Associated Press ou Reuters, le réseau UER qui compile toutes les images des chaînes publiques européennes. On doit aussi – parfois – négocier avec d’autres chaînes de télévision et être attentifs à tout ce qui se passe sur les réseaux sociaux."

Le sujet ainsi "upgradé", vient ensuite l’heure de l’indexation. "Nous assurons aussi l’archivage. On récupère tous les rushes avant de les stocker dans notre base de données."

Un travail millimétré qui n’empêche pas les coups de feu. Par définition, les imprévus causent leur dose de sueurs froides à des équipes qui se doivent de trouver des images dans l’instant. "Il y a toujours un peu de stress. Souvent quand il est question de disparitions."

De stress et pas mal d’horreurs. "Nous sommes souvent les premiers à mettre la main sur tel ou tel document. Sans aucun filtre. La guerre en Ukraine n’en est qu’un exemple. Il est donc parfois nécessaire de tout couper. Quand je pars en vacances, il m’arrive d’éteindre mon téléphone, mes réseaux pour quelques jours. Mais, on ne va pas s’en cacher. Très vite, la nécessité d’être pleinement dans l’actu reprend le dessus". Quant à la suite ? "Je suis super épanouie dans cette boîte qui m’a vue naître dans ce métier en quelque sorte. C’est ma première grande chaîne et je suis vraiment heureuse d’avoir pu les rejoindre."

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 1€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 23h15 la veille
  • Publicités limitées
Aurélien Delbouis
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?