La Ruthénoise Isabelle Delpuech, ancienne journaliste, apporte sa plume pour une collection jeunesse

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    Elle participe à une belle collection pour Privat jeunesse. Reproduction - L'Aveyronnais
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Après avoir collaboré avec diverses maisons d'édition (Bayard, Flammarion, Hachette...), l'ancienne journaliste, installée depuis longtemps à Clermont, participe à une belle collection pour Privat jeunesse.

"Je me considère comme Ruthénoise". Isabelle Delpuech ne laisse pas la place au doute. Sans la moindre hésitation. Si elle est née à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, en 1962, elle est arrivée à Rodez à l’âge de 4 ans, dans les valises de ses parents, un père originaire du Cantal et une mère du Lot. Elle a grandi dans le chef-lieu aveyronnais, avec une scolarité classique (primaire à Foch-Paraire, collège Fabre et lycée Foch).

"Une idée en tête, devenir journaliste"

Le bac série C (scientifique) en poche, elle a rejoint Sciences Po à Toulouse, où elle a passé trois ans, de 1980 à 1983. Elle n’avait qu’une idée en tête : "Devenir journaliste". Elle a réussi à décrocher, en 1985, un stage estival à la locale ruthénoise de "La Dépêche du Midi". "J’ai adoré mais je n’ai pas été conservée, regrette encore, plus de trois décennies plus tard, l’intéressée. J’ai eu la mauvaise idée de me marier cet été-là et la direction n’a donc pas voulu pérenniser mon poste". Elle l’a toujours mauvaise : "C’était ma première désillusion".

Elle a alors passé et réussi, avec brio, le concours d’institutrice, étant nommée dans le Forez, sur un plateau à mille mètres, avec une classe unique. "L’expérience a duré un an", se souvient-elle. Après deux années de formation, elle s’est mise en disponibilité, "pour un long moment". Vivant à Clermont-Ferrand, où son mari était universitaire, elle a collaboré au quotidien "La Montagne", tout en effectuant des piges pour des hebdomadaires nationaux ("Témoignage chrétien", "Télérama"...). Avec des articles généralistes.

Elle confirme : "J’ai souvent livré des sujets avec un retentissement hexagonal. Comme les licenciements massifs chez Michelin ou le festival de court-métrage de Clermont, le volcanisme, le barrage de Serre de la Fare au Puy-en-Velay...". Elle est même devenue rédactrice en chef adjointe d’un mensuel clermontois. Mais les battements de son cœur ont été plus forts que tout et elle est partie à Madrid avec son mari, appelé à la tête de la Casa de Velazquez, l’équivalent dans la capitale espagnole de la Villa Médicis à Rome. Son deuxième enfant est né pendant son séjour ibérique et c’est d’ailleurs là qu’elle s’est mise à écrire pour les jeunes.

Marquée par les luttes sur le Larzac

"Après une tentative avortée d’un ouvrage avec un généticien, car il est, hélas, décédé avant de le boucler, ce sont, en effet, mes deux garçons, Raphaël et Hugo, qui m’ont donné l’envie de me lancer dans l’écriture d’histoires pour les enfants, insiste Isabelle Delpuech. D’autant que, à mon retour en France, tandis que j’avais un fonctionnement "à l’ancienne", je me suis rendu compte que tout avait changé dans le journalisme".

Alors qu’elle avait collaboré avec diverses maisons d’édition (Bayard, Flammarion, Hachette) pour de la fiction, elle a été sollicitée par Dominique Auzel, originaire, comme son mari, de Marcillac. Le directeur de Privat à Toulouse lui a ainsi demandé de prendre part à une nouvelle collection jeunesse, baptisée "J’ai tout compris". "Ça me tenait à cœur de toucher cette tranche d’âge des 9-14 ans, se réjouit-elle. L’objectif était de donner un contenu qui incite à réfléchir sur des thématiques de société, d’offrir du grain à moudre à des profils curieux, ouverts".

50 questions-réponses illustrées pour tout comprendre

La femme de lettres ruthénoise a ainsi écrit sur "La Politique" et "Les Religions et les hommes", avec des illustrations de Rémi Saillard. Le principe est "très simple" : 50 questions-réponses illustrées pour tout comprendre. Elle devrait hériter d’une autre collaboration car "un projet est en gestation sur un grand événement sportif à venir". Peut-être les Jeux olympiques en 2024 à Paris ? Isabelle Delpuech a également rédigé un roman, qu’elle a envoyé à plusieurs éditeurs. Gallimard lui a répondu et elle est passée devant le comité de lecture. Mais, elle a fini par se poser la question : "Est-ce que j’ai quelque chose à dire ?". Un sujet pourrait servir peut-être de trame à cet exercice : "L’expérience d’une petite fille qui a suivi ses parents lors des luttes sur le Larzac. ça m’a marqué".

Elle n'a pas coupé le cordon avec l'Aveyron

Cette maman de trois garçons (né en 2002, Cyprien, le benjamin, fait des études de médecine à Clermont), qui se partage entre l’écriture et un poste à l’Education nationale dans un Rased (réseau d’aides spéciales aux élèves en difficulté), depuis 17 ans, n’a "pas coupé le cordon" avec l’Aveyron : "Il y a mon frère, quelques amis aussi, à Rodez en particulier". Son mémoire de fin d’études à Sciences Po traitait d’ailleurs du syndicalisme agricole, avec Raymond Lacombe et André Valadier comme témoins.

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