Sivens : un opposant relaxé après une vidéo incriminant la gendarmerie

  • Le chantier de la retenue d’eau de Sivens a été évacué par les forces de l’ordre le 6 mars dernier.
    Le chantier de la retenue d’eau de Sivens a été évacué par les forces de l’ordre le 6 mars dernier. Archives José A. Torres
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Tarn. Un opposant à la retenue d'eau controversée de Sivens (Tarn) a été relaxé en appel d'accusations de violences sur un gendarme après la diffusion par la défense d'une vidéo incriminant un collègue de la victime.

Yannick Anglade, 42 ans, avait été condamné à Albi à deux mois de prison avec sursis en première instance le 17 septembre 2014 pour «violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique». Il était accusé d’avoir fracturé la main d’un gendarme lors d’une manifestation le 15 septembre 2014 à Sivens, soit un peu plus d’un mois avant la mort du militant écologiste Rémi Fraisse lors d’autres heurts sur le site.

Un deuxième militant, Gaétan, avait été condamné à quatre mois avec sursis, également pour violences contre gendarmes. Mais les opposants avaient contesté le jugement et avaient produit devant la cour d’appel de Toulouse une vidéo montrant, selon eux, que la fracture de la main du gendarme était en réalité due à un coup porté par un autre militaire, dans la confusion de la manifestation. L’accusation avait alors requis la relaxe pour Yannick Anglade, de l’accusation de violence envers le militaire.

Le militant a cependant été condamné à 30 jours amende de 10 euros pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN, a indiqué mercredi son avocate Claire Dujardin. La peine de Gaétan a quant à elle été réduite à 60 jours amende de 15 euros. Le chantier de la retenue d’eau de Sivens, qui a été occupé pendant seize mois par des opposants, a été évacué par les forces de l’ordre le 6 mars dernier. Le conseil départemental du Tarn-et-Garonne a abandonné le projet initial, lui substituant une retenue d’eau réduite de moitié et qui se situerait 330 mètres en amont seulement, voire plus près, du site actuel. Ce projet, surnommé le «Sivens light», est vivement combattu par les zadistes.

Centre Presse Aveyron
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