Violences conjugales : prison ferme pour un Millavois

  • Le tribunal de Rodez a condamné jeudi un Millavois, coupable de violences conjugales.
    Le tribunal de Rodez a condamné jeudi un Millavois, coupable de violences conjugales. CP
Publié le , mis à jour

Justice. Reconnu coupable de violences conjugales, un Millavois de 40 ans a été condamné jeudi à un an de prison dont six mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. 

Présentant «une relation pathologique», relève d'entrée la présidente Céline Gruson, un couple de MIllavois était jeudi devant le tribunal correctionnel de Rodez suite aux événements survenus lundi, le jour où un voisin signale aux forces de l’ordre une violente dispute. 

Présenté en comparution immédiate pour avoir frappé sa concubine, lui, âgé de 40 ans, est en état de récidive. Elle, partie civile en soutien de l’action publique, est dans la salle et suit les débats. A la barre, le prévenu, qui avoue s’énerver «facilement», déclare : «On a été violents tous les deux». Il reconnaît ses torts : avoir porté «des gifles» à sa compagne et l’avoir saisie par les bras.

«Je ne veux plus qu’il m’approche...»

Dans la foulée, Antoine Wolff, substitut du procureur de la République, invite la victime à se lever et montrer ses bleus et ecchymoses au tribunal. Celle-ci dévoile alors d’impressionnantes marques violacées aux bras et dénonce «des coups de pieds». «Je ne sais plus; je ne me rappelle plus», rétorque le prévenu. La parole de sa compagne se libère alors: «J’ai peur de lui ! Pourtant, je l’ai aimé. Je ne veux plus qu’il m’approche...»

À la limite de l’agacement, le représentant du parquet pointe «l’incapacité (du prévenu) à changer son comportement» : «Les professionnels de l’insertion expriment leur ras-le-bol». Il requiert alors la révocation d’un sursis de trois mois de prison, puis une peine de neuf mois, dont trois avec sursis et mise à l’épreuve (SME) avec obligation de soins et interdiction d’entrer en contact avec la victime. Le tout accompagné d’un maintien en détention.

Pour MJoanna Elkaïm, avocate de la défense, la solution réside dans «l’aménagement de peine»:«Que va apporter la prison ferme dans la situation» du mis en cause qui, assure-t-elle, «fait des efforts pour se réinsérer» ? Le tribunal va au-delà des réquisitions d’Antoine Wolff. En plus de la révocation de son sursis, le prévenu écope d’un an de prison, dont six mois avec SME durant deux ans, assortis de toutes les obligations requises. Et il reste en cellule.

Centre Presse Aveyron
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